Max Cooper - Crédit : David Boschet

Max Cooper livre un nouvel album electronica sur le thème de la technologie

Pro­duc­teur de musique et doc­teur en géné­tique et bioin­for­ma­tique, Max Coop­er a plus d’une corde à son arc. Alors qu’il sor­tait One Hudred Bil­lion Sparks en sep­tem­bre 2018, l’Ir­landais revient avec un qua­trième album : Yearn­ing for the Infi­nite (Mesh). Depuis le début de sa car­rière en 2007, il s’est démar­qué par ses lives immer­sifs sur lesquels il col­lo­bore avec des créa­teurs d’art visuel : “Je passe beau­coup de temps à con­stru­ire le sys­tème afin que chaque chose que je veux faire musi­cale­ment ait un con­tre­point visuel qui lui réponde automa­tique­ment”, expliquait-il en avril dernier à Dure­vie.

Cet album a été réal­isé suite à une com­mande du Bar­bi­can Cen­ter à Lon­dres, le plus grand cen­tre des arts du spec­ta­cle d’Eu­rope, qui voulait créer un nou­veau spec­ta­cle audio-visuel sur la thé­ma­tique des nou­velles tech­nolo­gies. “Au départ, je me suis mis à écrire toutes mes idées, puis en dis­cuter avec les artistes plas­ti­ciens sur la manière de les réalis­er. Ensuite, j’ai com­mencé à com­pos­er la musique en attribuant à chaque morceau une his­toire visuelle par­ti­c­ulière”, explique Max Coop­er à pro­pos du proces­sus de créa­tion. Il livre alors un toute nou­velle per­for­mance live cousue main, cette fois dédiée à un cen­tre d’art. “La musique que Max a créée pour Yearn­ing for the Infi­nite a dépassé toutes mes attentes. Il a assem­blé une vaste gamme de com­posants par­faite­ment mod­ulés en une unité archi­tec­turale — struc­turelle­ment rigoureuse mais tra­ver­sée d’émotions et d’imagination”, explique Chris Sharp, pro­gram­ma­teur musi­cal du Bar­bi­can Cen­ter.

Max Coop­er manip­ule les machines entre har­monie et dis­so­nance, et livre qua­torze pistes elec­tron­i­ca. “Mor­pho­sis” porte bien son nom : le morceau est comme une flaque, un flou qui prend forme au fil de la musique. Quant à “Cir­cu­lar” on se croirait dans une cav­erne à écouter les gouttes d’eau s’a­bat­tre sur le sol. Tan­tôt les sons sont étouf­fés, tan­tôt les tex­tures sont vastes et réson­nantes. Le LP com­porte qua­tre col­lab­o­ra­tions, dont “Scalar” avec Ali­son Moyet, “Part­ing Ways” en fea­tur­ing avec Six Sig­ma, qui est bien plus pro­gres­sif avec des per­cus­sions par­fois étouf­fées et une pluie de notes robo­t­iques ou encore “A Fleat­ing Life”, sur laque­lle chante l’É­cos­sais James York­ston. “Nan­otech”, pro­duit avec Wilderthorn est sans doute le titre le plus ryth­mé de Yearn­ing for the Infi­niteIl est au coeur du thème de l’al­bum. Le dernier morceau en col­lab­o­ra­tion avec Tom Hodge, pianiste anglais et com­pos­i­teur de musique de film, con­clut l’al­bum dans une douceur absolue. Bref, Max Coop­er met toute sa sci­ence au ser­vice de la musique.

Il se pro­duira lors du Marathon ! 2019 à la Gaîté Lyrique le 30 novem­bre. Plus d’in­for­ma­tions sur l’événe­ment Face­book.

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