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1 juin 2014

Nuits Sonores 2014 : jour 4

par rédaction Tsugi

18h : en se levant ce matin on avait encore des restes d’acouphènes de la veille. On remercie une fois de plus Fuck Buttons. On décide de faire un peu de sport pour se décrasser, et avons la mauvaise idée de vouloir prendre un Vélo’V pour se déplacer jusqu’à la Sucrière. Le problème étant de trouver un emplacement libre pour le garer à l’arrivée. Ce qui nous prend de longues minutes. On arrive donc pour la fin du b2b Bambounou Jimmy Edgar. Le Français et l’Américain passent les manettes à Jacques Greene et se font alpaguer par les fans, pour les selfies & cie. Niveau ambiance on constate qu’il y a beaucoup moins d’affluence que les jours précédents à la Sucrière. Peut-être qu’on accuse le coup, en tout cas c’est bien dommage étant donné la qualité du set du Canadien, qui parvient à mettre un peu de nostalgie dans ses élancées synthétiques.  

20h30 : Deetron a pris place derrière les platines, mais force est de constater que la sauce prend moins bien que les jours précédents. On est inquiet. Le set du Suisse est pourtant calibré. Dehors le soleil jette ses derniers rayons sur la Sucrière. Du côté de la Confluence ça se prépare tranquillement. Sur le parvis on profite des douceurs de ce début de soirée.

00h : à la vue de ce nouveau défilé en continu sur le Cours Charlemagne, nos inquiétudes par rapport à l’affluence se dissipent. On est rassuré par ce flux de festivaliers qui remonte l’avenue en direction de l’Ancien Marché de gros. On arrive pendant la performance de The Brian Jonestown Massacre, et on se dit que ça fait du bien un peu de rock, surtout quand il est étiré vers des contrées totalement psychédéliques, à l’instar de la performance des Américains. Acclamations. On décide d’aller faire un tour à la Halle 2 et tombe sur le set de Phillip Sollmann aka Efdemin. Et l’allemand va littéralement nous martyriser, avec des boucles cathodiques d’une extrême violence.

01h : mais ça c’était avant la performance de Trentemøller. La Halle 1 se remplit à vue d’œil, alors qu’on nous passe tranquillement du Django Django. Et puis les lumières s’éteignent, l’espace diminue considérablement autour de nous, ça remue, les voix se lèvent et acclament le Danois, qui apparait comme une ombre avec à sa guitare, à travers un très joli jeu de lumières. Anders et ses acolytes de scène balancent le gros son, alors que la Halle 1 se transforme en fournaise. On ne peut plus avancer ou reculer sans heurter quelqu’un, on ne peut que se laisser embarquer par l’électro aux saveurs krautrock de Trentemøller. Hypnotique. Un très grand moment.

2h : le live du Danois s’achève, et c’est à cet instant-là qu’un garçon très bien élevé nous demande l’autorisation de vomir derrière nous pendant qu’on est aux toilettes. C’est aussi à cet instant-là qu’on découvre que les filles peuvent aussi pisser debout.

2h30 : c’est un peu la crise niveau clopes. On se rend compte que c’est un peu le même « problème » pour tout le monde. Il semble y avoir pénurie dans le secteur de l’Ancien Marché de gros. Pour oublier ça on va se faire une petite cure d’Agoria à la Halle 2. Il sait comment faire oublier les problèmes. Un expert, un grand monsieur.

3h: on court (enfin c’est un bien grand mot) vers la Halle 1 pour aller voir le live très attendu des Canadiens de Suuns. Quand on arrive, les guitares crachent des notes cinglantes, mais ce n’est pas très convaincant. Du moins, on s’aperçoit que les titres du dernier album ont un peu de mal à prendre, alors que l’iconique « Arena » par exemple n’a pas pris une ride. Et c’est aussi le retour de nos accouphènes.

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