Skip to main content
© Apple Music
13 mai 2022

On a demandé à Jeff Mills de présenter l’Audio Spatial, le futur d’Apple Music

par Guillaume Monnier

Depuis juin 2021, Apple Music a converti l’ensemble de son catalogue de morceaux -soit plus 75 millions de titres- en format Lossless, une qualité audio « sans perte ». Une révolution pour quiconque cherche une qualité fidèle au son initial, mais aussi pour les artistes eux-mêmes. De son côté, Jeff Mills nous a décrypté les bienfaits de l’Audio Spatial qu’il a utilisé pour son mix exclusif sur Apple Music. Un mix dans une qualité encore supérieure donc : plongez dans l’expérience sonore immersive totale de l’Audio Spatial. 

Des mixes et morceaux en qualité sonore multidimensionnelle, disponibles en exclusivité sur Apple Music : ça vaut le détour. Plus qu’un nouveau gadget pour geeks, il s’agit d’une véritable innovation et de la meilleure qualité sonore actuellement disponible sur une plateforme de streaming -selon la marque vedette de la Silicon Valley. Cette qualité sonore optimale s’offre, depuis l’année dernière, à tous les utilisateurs titulaires d’un abonnement payant à Apple Music.

Alors, depuis juin la marque à la pomme marque le coup, en étoffant son catalogue de sons à l’écoute en Audio Spatial. Des morceaux certes, mais aussi des mixes exclusifs signés par la crème des producteurs mondiaux. En quoi ? On vous explique. Simplement, l’Audio Spatial est une technologie qui s’appuie sur le format Dolby Atmos. Oui et ? Concrètement, les sons viendront de tous les côtés et d’en haut dans votre casque ou vos écouteurs assurant une immersion totale dans l’univers sonores de vos morceaux préférés. Cette technologie offre la possibilité aux artistes de concocter leurs mixes différemment. Mais à ce niveau là, le mieux reste de laisser l’un des artisans de ces mixes exclusifs, expliquer la démarche derrière sa création, non ? C’est avec Jeff Mills que nous avons eu l’occasion de parler de l’Audio Spatial et de son travail de producteur sur One Mix. Et c’est disponible depuis le 20 avril, aux côtés de nombreux autres mixes d’autres artistes.

Comment choisissez-vous les chansons pour le mix ?

L’idée originale était d’utiliser de la musique de soixante artistes, qui traitent d’une musique en lien avec la science spatial, des voyages dans l’espace à la colonisation des planètes. L’espace, c’est un sujet presque métaphysique qui flirte même avec la science-fiction.

J’ai seulement utilisé des basses fréquences. C’est pour ça qu’il y a une vraie relation entre toutes les musiques que vous entendez dans le mix. Aussi, il y a une histoire et un concept derrière chacune d’elles. J’ai cherché à donner beaucoup de sens à l’ensemble des petits sons que l’auditeur pourra entendre. Et il y a beaucoup de raisons pour lesquelles ces pistes sonnent comme telles.

Utiliser des samples, c’est ce qui vous aidé à créer du lien entre les tracks ?

Oui, on m’a confié des enregistrements de la NASA ! Des conversations venant d’un centre de contrôle, pendant la phase de préparation d’un lancement d’objet vers l’espace. Comme les tracks que j’avais sélectionnés avaient un lien entre eux, l’ambiance spatial, c’est une idée que j’avais proposée à l’équipe d’Apple. J’ai tout de suite pensé qu’il serait intéressant d’avoir des dialogues et des conversations de personnes de la NASA, qui se préparent réellement à lancer quelque chose dans l’espace.

Techniquement, quels sont les principaux changements pour les consommateurs lorsqu’ils écoutent avec la technologie DOLBY Atmos et avec tout l’audio spatial ?

La technologie DOLBY Atmos fait sentir à l’auditeur qu’il incarne quelque chose, et qu’il est au coeur de lachose, au plus proche. Ce n’est pas une idée nouvelle, ceci dit. L’industrie de la musique et du film essaye depuis longtemps de donner à l’auditeur cette expérience d’immersion. Cependant, notre programme Apple Atmos est la forme immersive la plus impressionnante qui existe aujourd’hui.

Depuis longtemps, il y a cette tentative constante d’utiliser le son pour se connecter à l’auditeur d’une manière plus profonde. Nous nous rendons tous compte que, si nous sommes capables de faire ce son, l’auditeur écoute et crée un lien différemment avec la musique.

L’idée c’est de donner à entendre -et donc à voir- des choses éloignées, profondes, vastes, très complexes. L’auditeur doit pouvoir se projeter physiquement. Cette idée d’utiliser le son pour prendre, pour montrer, pour pousser l’auditeur plus profondément, c’est quelque chose qui nous tient à cœur. Si nous continuons à essayer de créer des programmes comme Apple DOLBY Atmos, nous essayons de faire un pas de géant en avant. Et j’espère que grâce à ce genre de technologie, le divertissement prendra une forme totalement différente dans nos vies.

 

Pour pousser l’auditeur plus profondément, avez-vous adapté votre mix, avez-vous changé votre façon de travailler pour produire ce mix ?

Je ne fais pas beaucoup de mixes comme ça. Je réalise des transitions d’une piste à l’autre, je mélange les sonorités. Mais je crée également des segments où j’ai inclus des morceaux originaux où le son est utilisé de manière tridimensionnelle. Notamment vers la fin, où l’auditeur est comme entouré par différents sons et percussions. En ce sens, j’essaie de montrer qu’un mix peut avoir plusieurs facettes.

J’ai essayé d’utiliser le programme d’Apple de toutes les façons possibles en une heure, pour montrer les possibilités que les musiciens et les DJ ont à leur portée. Je voulais aussi créer un environnement autour de l’auditeur. C’est pour cela que j’ai créé des morceaux exprès et mixé des sons entre eux, plutôt que de faire de simples transitions.

En combien de temps s’est fait ce projet ?

On a pris deux semaines en tout, de l’enregistrement à Paris au post-montage à Miami. Ce qui a pris presque autant de temps que le mix. Il fallait bien écouter le set, pour s’assurer que tout tombait au bon endroit et que le résultat collait bien à ce qu’on voulait donner comme émotion à l’auditeur.

Quelle est la différence avec le son surround plus connu ?

Les différences sont légères : dans le surround vous pouvez avoir jusqu’à 7 points, vous pouvez intégrer 7 entrées dans une unité qui enverra à 7 haut-parleurs disposé autour de vous. Avec Apple, vous pouvez faire la même chose. Là où la marque excelle vraiment, c’est que vous pouvez adapter ces sensations aux écouteurs, ce qui rend la technologie très accessible. Et la technologie Dolby Atmos s’adapte à n’importe quel casque, la marque d’écouteurs n’a pas d’importance. Cette technologie, c’est la possibilité d’avoir une vraie expérience sonore à 360 degrés.

Visited 47 times, 1 visit(s) today