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On a testé… edjing Mix, l’app de DJing la plus téléchargée au monde

Mix­er sur son télé­phone comme sur ses platines. L’idée peut sem­bler bizarre, mais avec l’app edjing Mix, l’expérience de mix se révèle tout aus­si exci­tante. Test et expli­ca­tions de l’ap­pli­ca­tion de DJing la plus téléchargée au monde.

À la grande époque de DJ Lum­ba­go, il fal­lait se trim­baller 50kg de platines et de vinyles pour pou­voir faire un set de 2h30. Mais ce temps est révolu depuis belle lurette, et même si les platines physiques n’ont pas encore dit leur dernier mot, force est de con­stater que les appli­ca­tions de dee­jay­ing ont fait un sacré bond en avant. Intéressons-nous à la nou­velle ver­sion d’edjing Mix (pre­mière mou­ture en 2012), appli­ca­tion de mix pour smart­phones et tablettes dévelop­pée par le fleu­ron de la french tech MWM, et surtout appli­ca­tion choisie par Apple comme app de mix de référence dans son App Store. Aus­si, avant de nous lancer, il faut savoir qu’ed­jing est l’ap­pli­ca­tion de DJing la plus téléchargée au monde, avec plus de 100 mil­lions de télécharge­ments mobile dépassés en 2019, et que son seul suc­cès a pu créer par la suite une con­stel­la­tion d’une quin­zaine d’ap­pli­ca­tions dans le domaine de la créa­tion, qui per­me­t­tent aujour­d’hui à MWM de revendi­quer plus de 400 mil­lions de télécharge­ments totaux et de lever en mars dernier quelques 50 mil­lions d’eu­ros. C’est parti.

Test

edjing Mix / Capture d'écran de la vidéo de présentation

edjing Mix / Cap­ture d’écran de la vidéo de présentation

À la pre­mière prise en main, ce qui sur­prend, c’est la sobriété de l’interface, et ça fait du bien. Ça change des sap­ins de noël cheap qui ont fait la mau­vaise répu­ta­tion de cer­taines applis de dee­jay­ing. On est dans un lan­gage visuel qui fleure bon la sono pro. Pas de chichis, c’est austère, c’est presque alle­mand (il est cepen­dant pos­si­ble de chang­er les skins pour les plus auda­cieux). Mais a‑t-on alors sac­ri­fié la mul­ti­plic­ité et la finesse des réglages à l’accessibilité ? Que nen­ni. Sur le principe, ça reste une sta­tion de mix­age à deux voies tout ce qu’il y a de plus clas­sique, toutes les fonc­tions essen­tielles sont directe­ment acces­si­bles : playlist pitch, equal­iz­er, etc.

Mais c’est dans le détail qu’edjing Mix fait la dif­férence. On peut class­er ces détails en trois points :

  • Le pre­mier est essen­tiel : les pos­si­bil­ités sonores et les capac­ités de jeu, en dehors des clas­siques effets (de très bonne fac­ture tout de même) et des effets beau­coup plus créat­ifs type grid et roll, on notera le réglage du cross­fad­er, iden­tique à celui d’une table de mix­age haut de gamme, ain­si que la pos­si­bil­ité de se servir d’un petit out­il ingénieux, le cross­fad­er Blue­tooth, le bien nom­mé mix­fad­er qui per­met de faire des cuts de cham­pi­on DMC. Car en dehors du touch­er pour le calage des dis­ques, le scratch en tac­tile demande un véri­ta­ble doigté. Le mix­fad­er per­met donc de renouer avec les sen­sa­tions orig­inelles, et ça s’entend ! On rajoute à cela un échan­til­lon­neur nou­velle généra­tion (avec en bonus de très nom­breux kits de boucles et ban­ques de son pour tous les styles à télécharg­er). On notera aus­si l’astucieux sys­tème de « calage ». La tech­nolo­gie CAE per­met en effet de recon­naître les mesures et pas seule­ment le BPM. Ce qui per­met tout sim­ple­ment de caler les mesures et pas seule­ment le BPM, erreur dans laque­lle tombent bon nom­bre de DJs débu­tants. On notera aus­si une com­pat­i­bil­ité MIDI et la pos­si­bil­ité de jouer des vinyles time codés ! Un petit coup de cœur aus­si pour la pos­si­bil­ité de déplac­er le bras de lec­ture comme sur une bonne vieille MK2, pas super utile sur la ver­sion télé­phone, mais telle­ment cool. Autant dire que côté tech­nique, on est servi !

edjing Mix / Capture d'écran de la vidéo de présentation

  • Le deux­ième point, c’est la ges­tion des playlists. On peut piocher autant dans sa col­lec­tion que dans des sources de stream­ing tel que Deez­er, iTunes, Sound­Cloud, iCloud Dri­ve, Google, Dri­ve et même dans sa Drop­box ! On se retrou­ve donc (selon ses abon­nements bien évidem­ment) avec l’une des plus grandes dis­cothèques au monde, acces­si­ble en un clic. Ça change du DJ-bag avec 25 vinyles… Il est aus­si pos­si­ble de tri­er tout par style, par ordre, bref de créer des playlists qua­si à l’infini.

 

  • Le troisième point, c’est le partage et l’enregistrement. C’est bien beau de mix­er chez soi, le partager c’est encore mieux. Et au vu des événe­ments que nous tra­ver­sons actuelle­ment, on ne peut pas dire que ce soit un gad­get inutile. On peut donc faire des mix­es en stream­ing live et aug­menter son nom­bre d’abonnés par la même occa­sion. La ques­tion des droits de dif­fu­sion restant bien évidem­ment ouverte.

C’est dans toutes ces fonc­tions que réside la force de cette app, qui n’a vrai­ment rien d’un gad­get. Comme on y retrou­ve toutes les pos­si­bil­ités d’un logi­ciel pro, on y trou­ve son compte, que ce soit pour s’amuser ou pour mix­er plus sérieuse­ment. En ter­mes de con­fort d’utilisation, la ver­sion tablette est plus ergonomique, mais c’est sûre­ment une ques­tion de généra­tion. Les futurs DJs com­menceront tous à mix­er sur téléphone.

L’ap­pli­ca­tion est disponible sur Android et iOS.

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