Margaret Dygas. Crédit : Rémy Golinelli

Open Minded à LaPlage de Glazart : les pieds dans le sable et la tête dans le caisson !

Et oui, une semaine seule­ment après avoir foulé le sable du Glazart avec l’équipe de Dure Vie, nous voilà de retour Porte de la Vil­lette. En même temps, en bons adeptes de tech­no racée, cette date était depuis bien longtemps surlignée dans notre agen­da, et on n’était vis­i­ble­ment pas les seuls. A notre arrivée sur la ter­rasse, la foule est déjà bien com­pacte. Du bar au dance­floor, ça trinque à coups de shots et ça s’agite sur la fin du set tech­no de Théo Muller. Après un pre­mier quadrillage de rigueur, pre­mier con­stat : avec Open Mind­ed, pas de chichi ! Exit les col­liers à fleurs et les visières mul­ti­col­ores, place aux cas­quettes à l’envers, aux sweats à capuche et aux lunettes noires. Le pub­lic affiche un large sourire aux lèvres mais on est quand même plus proche d’une bande de guer­ri­ers que d’une cam­pagne “Free Hugs”. En même temps, en alig­nant Mézigue, Mar­garet Dygas, Mad Rey et Deep’A & Biri, on avait bien com­pris que le crew Open Mind­ed n’était pas venu là pour enfil­er des per­les. Après une heure et demie d’une tech­no som­bre aux pointes d’acid savam­ment dis­til­lées, le mem­bre masqué de D.Ko laisse la place à la tête d’affiche de la soirée. Mar­garet Dygas fait son entrée sur scène acclamée par la foule avant même d’avoir bal­ancé le pre­mier kick. On prof­it­era de ce moment de flot­te­ment pour aller jeter un coup d’œil à l’intérieur du Glazart, ouvert tous les soirs de l’été après minu­it. On y crois­era une petite quin­zaine de per­son­nes venues s’exiler du reste de la foule his­toire de prof­iter du son avec plus d’1m² pour danser. Preuve s’il en fal­lait que tout le monde n’a pas besoin d’avoir les yeux rivés sur le DJ pour prof­iter, l’un d’eux nous glis­sera même un “tant qu’y a le cais­son, on est tout bon !”.

Crédit : Rémy Golinel­li

De retour à l’extérieur après une pause clope-bière-tequila, on retrou­ve Mar­garet en grande forme. Sous les étoiles, sa tech­no empreinte de dub entraîne tout le monde avec elle. Au rythme du syn­thé acidulé du morceau “Dark­ish” de Sebas­t­ian Feld­hof, ça danse tête bais­sée et poings ser­rés, comme si le pub­lic s’apprêtait à en découdre d’un moment à l’autre. La rési­dente du Panora­ma Bar enchaîn­era deux heures trente de mix impec­ca­ble, nous amenant douce­ment mais sûre­ment vers une nou­velle pause sal­va­trice pour tenir jusqu’au petit matin. Cette fois-ci, direc­tion les transats, his­toire de prof­iter de la douceur de la nuit au rythme de Mad Rey. Les yeux à demi clos, on se laisse porter par la vibe tout en obser­vant le spec­ta­cle de la masse de danseurs qui com­mence douce­ment à s’amoindrir. Mais si cer­tains font le choix de prof­iter des pre­miers métros, la majeur par­tie du pub­lic restera jusqu’au bout de la nuit pour prof­iter des coups de butoir de Deep’A & Biri. Le duo israélien se fera d’ailleurs un plaisir d’achever les derniers teufeurs à grands coups de Pär Grind­vik et de Makam, his­toire de voir si le pub­lic de guer­ri­ers d’Open Mind­ed en avait encore sous le coude. Parce que oui, c’était une bonne grosse guerre comme on les aime cette soirée, avec à la clef une vic­toire de plus pour Open Mind­ed Par­ty !

Meilleur moment : le clos­ing de Deep’A & Biri entre chiens et loups.

Pire moment : Un con­seil, ne lais­sez pas vos ver­res sans sur­veil­lance.

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