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Crédit : Luc de Lagontrie
11 septembre 2017

Otto 10 : ou quand Paris redevient une « véritable capitale de la fête »

par Pierre-Louis Hahn

« Ouai, t’es où ? Moi je viens de finir ma partie d’humain-glouton, là je regarde le parcours d’obstacles à dos de balais et ensuite je vais faire une partie de vibro kart ». Franchement, autant être honnête : on n’aurait pas parié grand chose sur la probabilité qu’un jour ces mots sortent de notre bouche. Et pourtant, c’est bien là le contenu d’un échange téléphonique avec un ami samedi après midi dans le 15e arrondissement de Paris. C’était en effet dans le sud de la capitale que la tribu Otto 10 avait fait le choix d’installer son camp le temps d’une journée. Arrivée sur les coups de 16 heures après avoir passé un bon quart d’heure à chercher l’entrée, on est accueilli par quelques voisins excédés qui viennent déjà se plaindre (« Non mais c’est pas bientôt fini votre boum boum là!? »), mais il en faut plus pour refroidir cette grande famille de la fête ! La file d’attente se passe rapidement, et l’accueil des équipes d’Otto est toujours aussi chaleureux. Installée en contrebas, la scène de la forêt est tenue par Horseshit et Sheu, membres de l’équipe organisatrice, dont la house feutrée accompagne nos premiers pas dans l’herbe légèrement mouillée par les averses. Une heure plus tard, et après s’être fait copieusement pailleter le visage (pour notre plus grand plaisir), c’est Atemi qui prend le contrôle de la scène de la plaine, flirtant entre house et tech house. Les bras et les ballons commencent à s’élever de plus en plus haut au dessus des plumes, des chapeaux et déguisement d’ourson. On profitera de la fin de son set et du kick galopant du « Été » d’AKA AKA & Thalstroem remixé par Einmuisk pour aller chercher une part de gâteau coco et de macarons, le tout en continuant de se trémousser dans la queue. Une fois la pause douceur terminée, on est retourné à la scène de la forêt, définitivement notre préféré. Et c’est en voyant la foule de toutes les couleurs danser comme un seul homme devant Johaness Volk qu’on se rappela une discussion avec un couple franco-américain un peu plus tôt dans l’après midi. Au cour de cet échange, la jeune femme nous a expliqué que : « Ici, on ne se prend pas au sérieux, on se déguise, on garde son âme d’enfant, on fait les cons, c’est ça qui est génial, et c’est pour ça que Paris est redevenue une véritable capitale de la fête ». Il y a quelques années, ça non plus on n’aurait pas parié dessus.

Crédit : Luc de Lagontrie

Meilleur moment : la découverte du vibro kart et la demie heure de fou rire qui s’en suivit.

Pire moment : espérons que la prochaine fois, notre mini pouvoir sera celui de griller les files d’attente au bar.

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