Pär Grindvik — Isle Of Real

Extrait du numéro 93 de Tsu­gi (juin 2016)

Vingt ans. C’est ce qu’il aura fal­lu au Sué­dois Pär Grind­vik pour sor­tir son pre­mier album, même si on ne peut pas dire qu’il ait chômé entre-temps. D’abord présent sur la scène sué­doise en tant que dis­quaire et patron de label, il sort ses pre­miers max­is au début des années 2000. Au pro­gramme, une tech­no pro­pre, bien ficelée, avec ce qu’il faut d’ornementations. C’est d’ailleurs à peu près ce qu’on retrou­ve sur Isle Of Real, com­posé sur la route et dans des hôtels, mais poli en stu­dio dans son pays natal — à Stock­holm très pré­cisé­ment — en com­pag­nie de Ped­er Man­ner­felt. Résul­tat : une dizaine de morceaux qu’on écouterait bien au petit matin, sur une piste d’aéroport désaf­fec­té. “Head­land”, notam­ment, pos­sède ce qu’il faut de mélodie car­il­lon­nante. Quant au “Marl­ton” qui le suit, il est suff­isam­ment sournois pour réus­sir à attrap­er n’importe quel réfrac­taire à la tech­no un peu trop bien faite. Reste quelques longueurs, et notam­ment les inter­ludes (“Isle Of Real”, “Tide Us Part”) qui, sous pré­texte de pos­er des ambiances, n’apportent pas grand-chose à l’ensemble. Ni mod­erne ni anachronique, Isle Of Real reste un disque éminem­ment sym­pa­thique. (Quentin Monville)

Isle Of Real (Stock­holm LTD), sor­ti le 6 juin.

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