Paris, son périph’ et musique urbaine dans le clip “Poésies” de Chaton

Cha­ton dit écrire pour se sauver de la folie. Sa voix à fleur de peau tein­tée d’auto-tune place l’artiste dans nos grandes attentes de l’année à venir. Avec un rythme tiré du reg­gae et un ton dés­abusé, Cha­ton vient jouer dans la cours des musiques urbaines en com­pag­nie des PNL, Columbine et autre Lomepal. Le titre “Poésies” est pour l’instant le seul morceau disponible à l’écoute, mais un album, Pos­si­ble, est prévu pour mars 2018.

Pour patien­ter Cha­ton dévoile le clip de ce morceau, tourné dans le Paris périphérique. Le chanteur racon­te s’être lit­térale­ment aban­don­né dans la créa­tion en écrivant “Poésies” et a trou­vé en le réal­isa­teur Raphaël Pfeif­fer autant de pas­sion et de con­vic­tion dans son art qu’est la mise en image. Le vidéaste présente son approche doc­u­men­taire pour ce pro­jet de cette manière :

J’ai voulu faire un film sim­ple qui traduise de manière min­i­mal­iste la poésie d’un envi­ron­nement parisien urbain trop sou­vent écrasé par sa foule. Des routes, des habi­tudes, des des­ti­na­tions dev­enues des non-lieux à force d’être arpen­tés à répéti­tion. Pour ce clip, on a com­mencé par suiv­re Cha­ton dans ses errances, dans le quarti­er qu’il habite et qui a nour­ri l’écriture du morceau. On s’est ensuite intéressé aux détails, en apparence anodins, sur lesquels il s’arrêtait : l’agencement des chais­es dans un café lamb­da, le défile­ment du béton dans un park­ing, la pre­mière fenêtre d’un immeu­ble à allumer la lumière quand la nuit tombe… On a voulu mon­tr­er la charge poé­tique de ces élé­ments qui n’attirent en principe pas l’attention, et célébr­er ce que Georges Perec décrit dans L’infra-ordinaire comme “l’interrogation de l’habituel”.”

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