Pour la première fois depuis 34 ans, les ventes de vinyles surpassent celles des CDs aux États-Unis

D’après une étude de The Record­ing Indus­try Asso­ci­a­tion of Amer­i­ca, les vinyles ont représen­té 62% des ventes physiques depuis le début de l’an­née aux États-Unis, ce qui les fait pass­er devant les CDs, pour la pre­mière fois depuis 1986. 

232 mil­lions de dol­lars, c’est ce qu’ont rap­porté les ventes de vinyle ces huit dernier mois aux États-Unis. Un chiffre qu’on doit prob­a­ble­ment à l’en­goue­ment pour le for­mat vin­tage qui rede­vient de plus en plus ten­dance. Au total, les ventes physiques ont représen­té 376 mil­lions de dol­lars, alors qu’elles rap­por­taient $557 et $451 mil­lions en 2018 et 2019 (pour une péri­ode équiv­a­lente). Des rev­enues par­ti­c­ulière­ment en chute cette année à cause du con­fine­ment qui a obligé les dis­quaires à fer­mer.

Quant au stream­ing, il con­tin­ue son ascen­sion, grim­pant de 12% ces derniers mois, ce qui représente un revenu total de 4.8 mil­liards de dol­lars. Le fos­sé entre physique et dig­i­tal se creuse tou­jours plus, bien aidé par la pandémie.

 

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L’en­goue­ment pour les vinyles, que ce soit aux États-Unis ou en Europe, se perçoit à tra­vers les ventes depuis déjà quelques années (en 2018, on vous par­lait déjà de son effet sur le marché bri­tan­nique). En France, entre 2015 et 2019, leurs ventes sont passées de 900.000 à 4.1 mil­lions de galettes. Sur la seule année 2019, elles ont pro­gressé de 12 %. Ce qui a relancé l’in­dus­trie française du pres­sage : jusqu’en 2015, il n’ex­is­tait plus qu’une seule usine de pres­sage, située en Mayenne. Aujour­d’hui, on recense une dizaine d’ate­liers partout en France.

 

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