©Charlotte Béja

đŸ€ RĂ©ouverture du Hasard Ludique : “On en ressort plus soudĂ©s que jamais”

AprĂšs un arrĂȘt for­cĂ©, le Hasard Ludique relance ses Ă©vĂ©ne­ments en intĂ©rieur. Le lieu a prof­itĂ© de cette pĂ©ri­ode de creux pour lancer de nou­veaux pro­jets et soud­er son Ă©quipe. Vin­cent Mer­let, co-fondateur et directeur de la com­mu­ni­ca­tion, revient sur les 18 mois Ă©coulĂ©s. 

“Cette crise nous aura appris Ă  ques­tion­ner nos maniĂšres de faire : on a pris du recul et on s’est notam­ment ques­tion­nĂ© sur l’impact Ă©cologique de notre activitĂ©.”

Hasard Ludique

©Char­lotte BĂ©ja

Com­ment se sont dĂ©roulĂ©s ces 18 derniers mois pour vous, en ter­mes de pro­duc­tion, en ter­mes de moral dans l’équipe, en ter­mes financiers ? Com­ment avez-vous tenu le coup ?

Comme pour toutes les salles de con­certs, l’annĂ©e et demie qui vient de s’écouler a Ă©tĂ© trĂšs par­ti­c­uliĂšre. Les fer­me­tures et rĂ©ou­ver­tures dans la pré­cip­i­ta­tion, les reports puis annu­la­tions de dates en cas­cade et les mul­ti­ples mesures san­i­taires qui ont fait de notre mĂ©ti­er un vrai casse-tĂȘte ont mis Ă  rude Ă©preuve la moti­va­tion de l’équipe. Mais on a tenu bon ! Notam­ment grĂące au pub­lic qui a rĂ©pon­du prĂ©sent dĂšs nos rĂ©ou­ver­tures esti­vales et pour les Ă©vĂ©ne­ments qu’on a dĂ©cidĂ© de main­tenir mal­grĂ© ce con­texte com­pliquĂ© (open air, marchĂ©s de crĂ©a­teurs, fes­ti­vals
). On a prof­itĂ© des pĂ©ri­odes de fer­me­ture pour accueil­lir des artistes en rĂ©si­dence (chose qu’on ne fai­sait qua­si jamais, faute de temps), faire des travaux et re-questionner le pro­jet artis­tique avec l’équipe. Je crois qu’on en ressort plus soudĂ©s que jamais. CĂŽtĂ© finances, on a Ă©vitĂ© le pire grĂące au sou­tien de la Ville de Paris, du CNM (Cen­tre nation­al de la musique) et des dif­fĂ©rentes aides de l’État.

 

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Vous rou­vrez en intĂ©rieur, enfin ! Qu’est-ce que ça vous fait de vous remet­tre Ă  boss­er sur cette par­tie ? Qu’avez-vous prĂ©vu pour cette rĂ©ou­ver­ture et les mois Ă  venir ? 

On est surex­citĂ©s ! Être privĂ© de ce qui fait l’essence mĂȘme de notre pro­jet Ă©tait trĂšs frus­trant. On a ten­tĂ© plusieurs expĂ©ri­ences intĂ©res­santes de con­certs assis (la sĂ©rie TENACES), mais cela ne rem­plac­era jamais l’énergie d’une belle salle pleine de gens bouil­lants dedans ! Main­tenant que les restric­tions sont lev­ées, on a prĂ©vu une pro­gram­ma­tion de con­certs debout, sans masque, hyper dense sur l’automne. On est super fiers d’accueillir une trentaine de dates dont le fes­ti­val DĂ©ci­bels Ven­dan­ges du 6 au 9 octo­bre qui met la jeune scĂšne pop Ă©lec­tro française Ă  l’honneur, la soirĂ©e Ă©lectro-fĂ©ministe Au-delĂ  du Club le 24 octo­bre avec en guest la DJ maro­caine Glit­ter, la release par­ty du quatuor franco-japonais de tech­no organique Days In Orbit le 28 octo­bre ou encore l’ovni RĂ©gi­na DĂ©mi­na dans le cadre des Femmes s’en MĂȘlent le 22 novem­bre. Mais aus­si OKLOU, Tra­cy de SĂ , Casey Lowri, Willy Mason, et beau­coup d’autres !

Qu’avez-vous appris de cette pĂ©ri­ode de fer­me­ture et com­ment cela se man­i­festera Ă  l’avenir ?

Cette crise nous aura appris Ă  ques­tion­ner nos maniĂšres de faire : on a pris du recul et on s’est notam­ment ques­tion­nĂ© sur l’impact Ă©cologique de notre activ­itĂ©. On a tou­jours Ă©tĂ© sen­si­bles Ă  ces questions-lĂ  mais pris dans le tour­ment d’une inar­rĂȘtable course au vol­ume, cela pas­sait (trop) sou­vent Ă  la trappe. GrĂące Ă  des aides, on a pu entamer des actions con­crĂštes pour rĂ©duire notre impact en matiĂšre d’énergie, de dĂ©chets. On va con­tin­uer sur notre lancĂ©e avec la rĂ©al­i­sa­tion d’un bilan car­bone pour iden­ti­fi­er d’autres pistes d’amĂ©lioration.

Programmation du Hasard Ludique
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