Re:works”, un disque qui mélange classique et électronique

C’est un pro­jet inno­vant et ambitieux que pro­pose Dec­ca Records. Si la musique clas­sique n’a plus telle­ment le vent en poupe, le sub-label Dec­ca Clas­sics tient à la ren­dre moins invis­i­ble. Et pour ce faire, quoi de mieux que d’y ajouter une touche électronique ? 

Des pièces des plus grands com­pos­i­teurs tels que Bach, Satie, Fau­ré ou encore Rach­mani­nov ont été dénichées dans le cat­a­logue Dec­ca Clas­sics et sélec­tion­nées pour être revis­itées. En face des musi­ciens illus­tres, on trou­ve les artistes d’une autre époque qui, quelques siè­cles après, font de la musique élec­tron­ique un genre à part entière. Une fois mélangés, ça donne la “Sonate au Clair de Lune” de Beethoven ver­sion Sébastien Tel­li­er ou le “Quar­tet à cordes (Assez Vif Et Bien Ryth­mé)” de Claude Debussy restau­ré par Hen­rik Schwarz. Le choix des oeu­vres remixées est intéres­sant puisque ce sont les artistes et DJs eux-mêmes qui ont pu avoir le dernier mot. On est donc ravi et intrigué quand on décou­vre dans la track­list Steve Reich et Ryuitchi Sakamo­to, com­pos­i­teurs con­tem­po­rains, nova­teurs et instrumentaux. 

La com­pi­la­tion inti­t­ulée Re:works sort le 15 juil­let prochain et un EP, dévoilé aujour­d’hui, offre trois extraits en écoute. “Ständ­chen” (“Séré­nade”) est tiré du recueil de lieders inti­t­ulé Schwa­nenge­sang et signé Schu­bert. C’est le choix de Kate Simko qui, accom­pa­g­née de son Lon­don Elec­tron­ic Orches­tra, en a fait un morceau deep, mélodique, accen­tué de vio­lons et d’une basse élec­tron­ique. Les deux autres oeu­vres choisies pour cet EP de présen­ta­tion sont deux Gnossi­ennes d’Er­ic Satie, extraites d’une com­po­si­tion en six par­ties du même nom. Le DJ améri­cain Starkey s’est occupée de la “N°1” en lui don­nant une ryth­mique trip-hop et un fond mélodique. La “N°4” est aux mains de Mar­tin But­trich, améri­cain lui aus­si, pour une ver­sion house très remod­elée. Pari réus­si pour le label Dec­ca Clas­sics puisqu’en plus de prof­iter de morceaux inédits et par­ti­c­ulière­ment qual­i­tat­ifs, ça nous donne envie de réé­couter les orig­in­aux et nous rap­pelle que la musique clas­sique est intemporelle. 

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