S a r a s a r a, superbe découverte occulte

My lover wants me dead” : si la vie sen­ti­men­tale de s a r a s a r a n’a pas l’air évi­dente (c’est le cas de le dire) à en croire les paroles de “S u n”, on ne peut qu’imag­in­er une vengeance des plus ter­ri­bles en regar­dant son clip — de quoi mer­veilleuse­ment bien accom­pa­g­n­er un titre hyp­no­tique, comme tout droit sor­ti d’un coven de magi­ci­ennes, con­vo­quant aus­si bien le maître Trent Reznor que la nordique Fever Ray.

La vidéo, qui rap­pelle celle de “Bye Bye Macadam” de Rone pour son côté “sor­cières habil­lées en noir et enta­mant une danse de transe”, a été réal­isée par Michiel Rob­ber­rercht et utilise une drôle de caméra : le ton­do­scope. Inven­tée par le réal­isa­teur belge Gust Van Den Berghe, elle filme à 360° et offre ain­si des images cir­cu­laires. “Filmer, c’est facile, puisque tout a l’air beau dans un cer­cle, la bal­ance esthé­tique est très dif­férente”, a expliqué le réalisateur-inventeur. “Racon­ter une his­toire, par con­tre, c’est com­plexe. Vous ne retrou­vez jamais de plan d’ensemble, pas de sen­ti­ment de dis­tance. La seule chose qui vous aide à racon­ter votre his­toire, ce sont les détails”… Détails qui, entre la choré­gra­phie, les cos­tumes et le soin apporté au décor, ne man­quent pas dans “S u n”.

La sor­tie de ce clip est aus­si l’oc­ca­sion de décou­vrir une artiste française passée rel­a­tive­ment inaperçue par chez nous. Mais s a r a s a r a s’est déjà faite repér­er par les Anglais au nez fin : déjà citée dans The GuardianRolling Stones ou The Fad­er, la chu­cho­teuse est annon­cée au line-up des gigan­tesques fes­ti­vals The Great Escape et Glas­ton­bury… Mais aus­si (ouf !) aux Inouïs du Print­emps de Bourges, où elle présen­tera son album A m o r F a t i sor­ti en novem­bre dernier.

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