Sept découvertes à ne pas louper au MaMA Festival cette semaine

La ren­trée est passée, l’automne presque arrivé : il est temps d’aller au MaMA ! Comme chaque année, le fes­ti­val de Pigalle inve­sti­ra moult scènes du 18ème et du 9ème, avec des con­férences et autres meet­ings pro­fes­sion­nels l’après-midi, et des con­certs le soir, avec une pro­gram­ma­tion joli­ment défricheuse. Alors évidem­ment, cer­tains shows sont imman­quables, de Bertrand Bur­galat à Super­poze en pas­sant par Cubenx, Dan­ton Eep­rom, Eti­enne de Cré­cy, Kid­dy Smile, Mai Lan ou Meute, une “fanfare-techno” red­outable en live. Mais d’autres con­certs, tenus par des artistes qua­si incon­nus au batail­lon, valent sacré­ment le détour. On vous en a sélec­tion­né sept, de ce mer­cre­di 18 octo­bre au same­di 20, pour autant de coups de cœur Tsu­gi. 

Surma, made in Portugal

Cette année, le MaMA met à l’honneur le Por­tu­gal, représen­té par qua­tre groupes invités au fes­ti­val : White Haus, Sel­ma Uamusse, Stone Dead et Sur­ma. Cette dernière, seule en scène, épate avec son elec­tron­i­ca évanes­cente, rap­pelant par moment Fever Ray en plus lumineux — c’est dire si la demoi­selle née à Leiria, une petite ville por­tu­gaise, est douée pour installer des ambiances et atmo­sphères prenantes avec ses morceaux. Rajoutez à ça une voix enfan­tine plutôt char­mante et des clips hyp­no­tiques, et vous com­pren­drez pourquoi on veut absol­u­ment la voir à l’Atalante ce ven­dre­di 20. Obri­ga­da !

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Chaton : miaou de la pop en français !

En atten­dant de décou­vrir son pre­mier album début 2018, il n’y aura qu’un seul titre de Cha­ton pour nous con­va­in­cre d’aller le voir à l’Atalante le mer­cre­di 18. Mais promis, pour avoir jeté une oreille à ce Pos­si­ble, ça vau­dra le détour : avec sa pop lo-fi pétrie d’auto-tune et d’influences trop­i­cal­isantes, le matou parisien signe un disque inso­lent et pas­sion­nant. D’ici là, il y a tou­jours “Poésie” à se met­tre sous la dent, extrait de la com­pil’ de son label La Souter­raine, un très bel apéri­tif dépres­sif et addic­tif.

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Wwwater, protégée de Soulwax

Pareil, il n’y a pas encore grand-chose à écouter de Wwwa­ter, à part ce “Pink Let­ters” bal­ancé sur Youtube avant l’été et un EP quatre-titres dis­po sur Sound­Cloud. Mais le MaMA, c’est ça aus­si : aller décou­vrir des pro­jets — en l’occurrence le ven­dre­di 20 à la Folie’s Pigalle — sur la seule foi de quelques morceaux bal­ancés sur inter­net. Mais soyons hon­nête : Wwwa­ter ne sort pas com­plète­ment de der­rière les fagots. Ayant déjà signé un pre­mier EP sous son nom civ­il, Char­lotte Adigéry a notam­ment été invitée sur la bande-originale de Bel­gi­ca, une BO dirigée par Soul­wax et com­posée de vrai-faux groupes (on vous expli­quait tout ici). Et comme sou­vent, les deux frères Dewaele ont eu le nez fin.

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Puzupuzu, de Reims à Abidjan

Nais­sance à Milan, enfance passée en Côté d’Ivoire, jeunesse à Reims avec toute l’histoire élec­tron­ique régionale que l’on con­naît (coucou Yuk­sek, The Shoes…etc.)… Avec un bagage cul­turel pareil, pas éton­nant que Puzupuzu, Francesco Con­soli­ni de son vrai nom, donne dans le mélange des gen­res au sein de ses pro­duc­tions pleines de boucles et de trans­es. Avec “Café” bien sûr, entê­tant au pos­si­ble, mais aus­si “Wem­baa” et ses sam­ples africains ou le plus doux et syn­thé­tique “Pas de jeton”, tous issus de son EP Boro d’enjaillement sor­ti sur High­life Record­ings, Puzupuzu fera plan­er et danser en même temps le ven­dre­di 20 à la Machine du Moulin Rouge. Pas éton­nant que les très cools fes­ti­vals Baleapop et Main­tenant l’aient déjà pro­gram­mé cet été et le week-end dernier !

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Catastrophe, psychédélisme tout nu

Dans un monde qui court à sa perte, CATASTROPHE danse et con­jure les mau­vais­es nou­velles. Puisque tout est fini, alors tout est per­mis : les cat­a­stro­phes sont des chances de vivre”. Dire qu’on a tout com­pris serait un gros men­songe. Mais avec sa pop psy­chédélique, hyper changeante d’un morceau à l’autre, le groupe-collectif-blougiboulga Cat­a­stro­phe a de quoi ren­dre curieux. Et on a une intu­ition : la seule façon de vrai­ment se faire un avis sur le truc, c’est de pren­dre son courage à deux mains et y aller en live. Ça tombe bien, ils seront le jeu­di 19 au théâtre du lycée J.Decour.

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Deena Abdelwahed, découverte InFiné

Vivant entre la Tunisie et Toulouse, d’abord DJ puis pro­duc­trice depuis peu chez InFiné (le label de Rone, Labelle, Aran­del ou Cubenx), Deena Abdel­wa­hed a sor­ti un pre­mier EP ce print­emps, expéri­men­tal, trip­pant, et aux tex­tures ultra tra­vail­lées. En vous ren­dant à La Machine du Moulin Rouge pour une nuit con­sacrée au label le mer­cre­di 18, ne vous atten­dez pas à de la dance ultra facile avec ce pro­jet plébisc­ité, entre autres, par Acid Arab. Mais c’est plutôt tant mieux quand c’est bien fait !

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Kristel, pop rock malgache

Ce n’est pas tous les jours qu’on assiste à un con­cert chan­té en mal­gache. Ce sera pour­tant le cas le ven­dre­di 20 au Bus Pal­la­di­um avec Kris­tel et son doux rock porté par une voix sur le fil et des thèmes par­fois fémin­istes — quand on vient du pays le plus cor­rompu au monde, cela s’appelle de la survie, nous rap­pelle le site du MaMA. Il s’agira de son pre­mier con­cert en Europe : ce serait con de louper ça !

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