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16 octobre 2017

Sept découvertes à ne pas louper au MaMA Festival cette semaine

par Clémence Meunier

La rentrée est passée, l’automne presque arrivé : il est temps d’aller au MaMA ! Comme chaque année, le festival de Pigalle investira moult scènes du 18ème et du 9ème, avec des conférences et autres meetings professionnels l’après-midi, et des concerts le soir, avec une programmation joliment défricheuse. Alors évidemment, certains shows sont immanquables, de Bertrand Burgalat à Superpoze en passant par Cubenx, Danton Eeprom, Etienne de Crécy, Kiddy Smile, Mai Lan ou Meute, une « fanfare-techno » redoutable en live. Mais d’autres concerts, tenus par des artistes quasi inconnus au bataillon, valent sacrément le détour. On vous en a sélectionné sept, de ce mercredi 18 octobre au samedi 20, pour autant de coups de cœur Tsugi. 

Surma, made in Portugal

Cette année, le MaMA met à l’honneur le Portugal, représenté par quatre groupes invités au festival : White Haus, Selma Uamusse, Stone Dead et Surma. Cette dernière, seule en scène, épate avec son electronica évanescente, rappelant par moment Fever Ray en plus lumineux – c’est dire si la demoiselle née à Leiria, une petite ville portugaise, est douée pour installer des ambiances et atmosphères prenantes avec ses morceaux. Rajoutez à ça une voix enfantine plutôt charmante et des clips hypnotiques, et vous comprendrez pourquoi on veut absolument la voir à l’Atalante ce vendredi 20. Obrigada !

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Chaton : miaou de la pop en français !

En attendant de découvrir son premier album début 2018, il n’y aura qu’un seul titre de Chaton pour nous convaincre d’aller le voir à l’Atalante le mercredi 18. Mais promis, pour avoir jeté une oreille à ce Possible, ça vaudra le détour : avec sa pop lo-fi pétrie d’auto-tune et d’influences tropicalisantes, le matou parisien signe un disque insolent et passionnant. D’ici là, il y a toujours « Poésie » à se mettre sous la dent, extrait de la compil’ de son label La Souterraine, un très bel apéritif dépressif et addictif.

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Wwwater, protégée de Soulwax

Pareil, il n’y a pas encore grand-chose à écouter de Wwwater, à part ce « Pink Letters » balancé sur Youtube avant l’été et un EP quatre-titres dispo sur SoundCloud. Mais le MaMA, c’est ça aussi : aller découvrir des projets – en l’occurrence le vendredi 20 à la Folie’s Pigalle – sur la seule foi de quelques morceaux balancés sur internet. Mais soyons honnête : Wwwater ne sort pas complètement de derrière les fagots. Ayant déjà signé un premier EP sous son nom civil, Charlotte Adigéry a notamment été invitée sur la bande-originale de Belgica, une BO dirigée par Soulwax et composée de vrai-faux groupes (on vous expliquait tout ici). Et comme souvent, les deux frères Dewaele ont eu le nez fin.

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Puzupuzu, de Reims à Abidjan

Naissance à Milan, enfance passée en Côté d’Ivoire, jeunesse à Reims avec toute l’histoire électronique régionale que l’on connaît (coucou Yuksek, The Shoes…etc.)… Avec un bagage culturel pareil, pas étonnant que Puzupuzu, Francesco Consolini de son vrai nom, donne dans le mélange des genres au sein de ses productions pleines de boucles et de transes. Avec « Café » bien sûr, entêtant au possible, mais aussi « Wembaa » et ses samples africains ou le plus doux et synthétique « Pas de jeton », tous issus de son EP Boro d’enjaillement sorti sur Highlife Recordings, Puzupuzu fera planer et danser en même temps le vendredi 20 à la Machine du Moulin Rouge. Pas étonnant que les très cools festivals Baleapop et Maintenant l’aient déjà programmé cet été et le week-end dernier !

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Catastrophe, psychédélisme tout nu

« Dans un monde qui court à sa perte, CATASTROPHE danse et conjure les mauvaises nouvelles. Puisque tout est fini, alors tout est permis : les catastrophes sont des chances de vivre ». Dire qu’on a tout compris serait un gros mensonge. Mais avec sa pop psychédélique, hyper changeante d’un morceau à l’autre, le groupe-collectif-blougiboulga Catastrophe a de quoi rendre curieux. Et on a une intuition : la seule façon de vraiment se faire un avis sur le truc, c’est de prendre son courage à deux mains et y aller en live. Ça tombe bien, ils seront le jeudi 19 au théâtre du lycée J.Decour.

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Deena Abdelwahed, découverte InFiné

Vivant entre la Tunisie et Toulouse, d’abord DJ puis productrice depuis peu chez InFiné (le label de Rone, Labelle, Arandel ou Cubenx), Deena Abdelwahed a sorti un premier EP ce printemps, expérimental, trippant, et aux textures ultra travaillées. En vous rendant à La Machine du Moulin Rouge pour une nuit consacrée au label le mercredi 18, ne vous attendez pas à de la dance ultra facile avec ce projet plébiscité, entre autres, par Acid Arab. Mais c’est plutôt tant mieux quand c’est bien fait !

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Kristel, pop rock malgache

Ce n’est pas tous les jours qu’on assiste à un concert chanté en malgache. Ce sera pourtant le cas le vendredi 20 au Bus Palladium avec Kristel et son doux rock porté par une voix sur le fil et des thèmes parfois féministes – quand on vient du pays le plus corrompu au monde, cela s’appelle de la survie, nous rappelle le site du MaMA. Il s’agira de son premier concert en Europe : ce serait con de louper ça !

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