SoundCloud Premier retire une clause douteuse de son service d’auto-monétisation

C’é­tait la grande nou­velle de ce début de mois. Les artistes indépen­dants allaient pou­voir moné­tis­er leurs pro­duc­tions musi­cales directe­ment via Sound­Cloud Pre­mier, chose qui n’é­tait jusqu’alors pos­si­ble que sur invi­ta­tion exclu­sive dis­tribuée par la plate­forme elle-même. Pour rap­pel, les nou­velles con­di­tions étaient les suiv­antes : être majeur, avoir cumulé un min­i­mum de 5000 écoutes sur le dernier mois et être domi­cil­ié en Angleterre, au Cana­da, en Aus­tralie, aux États-Unis, en France, en Alle­magne, en Nouvelle-Zélande, en Irlande, ou bien aux Pays-Bas.

C’est le site The Verge qui a mis en avant quelques claus­es dou­teuses du streameur orangé, après une enquête pub­liée la semaine dernière. Le célèbre ser­vice de stream­ing ‑qu’on est d’ailleurs les pre­miers à utilis­er — a fini par sup­primer ou “clar­i­fi­er” quelques ter­mes du con­trat le liant à ses souscrip­teurs. En cause, une clause con­tractuelle stip­u­lant “don’t sue”, soit, “ne pas pour­suiv­re en jus­tice”. Invraisem­blable, mais ce n’est pas tout. Les dates de verse­ments et pour­cent­ages perçus par les artistes souhai­tant moné­tis­er leur musique via le pro­gramme étaient jusqu’alors vari­ables. Pra­tique lorsqu’on n’a plus pos­si­bil­ité de pour­suiv­re la plate­forme en jus­tice… Mais Sound­Cloud n’a pas traîné pour répon­dre à la polémique nais­sante. Lun­di, la plate­forme s’est directe­ment défendue dans un mes­sage posté sur la par­tie blog de son site, visant à ras­sur­er ses util­isa­teurs et à recon­naître, à demi-mots, le flou artis­tique du con­trat :

Le com­mu­niqué pré­cise que le pro­gramme est en con­stante évo­lu­tion, gar­dant pour objec­tif d’être la meilleure solu­tion pour moné­tis­er sa musique, en con­ser­vant un max­i­mum de con­trôle sur ses droits. La clause polémique, stip­u­lant l’im­pos­si­bil­ité d’as­sign­er la plate­forme en jus­tice, n’au­rait sim­ple­ment pas été mise à jour après l’ou­ver­ture du pro­gramme à tout-un-chacun. Pré­cisons aus­si que le con­trat révisé n’oblige plus les artistes à vers­er un revenu de 100$, et s’engage désor­mais à respecter le verse­ment du paiement dans les 45 jours suiv­ant la dernier jour du mois… Tout est bien qui fini bien !

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