The Good, The Bad & The Queen (supergroupe de Damon Albarn) dévoile l’album “Merrieland”

Dif­fi­cile de trou­ver meilleure déf­i­ni­tion de “super­groupe”. The Good, The Bad and The Queen c’est le pro­jet qui unit Sir Damon Albarn à Paul Simonon, bassiste de The Clash, mais aus­si le gui­tariste de The Verve Simon Tong et Tony Allen, pio­nnier de l’afrobeat et ex‐batteur de Fela Kuti. Onze longues années après la pre­mière salve, les Cav­a­liers de l’Apocalypse revi­en­nent avec onze titres délivrés comme une ode au Nord de l’Angleterre. L’album est “en quelque sorte situé à Black­pool, entre Starr Gate et Uncle Tom’s Cab­in (pub his­torique, ndlr)” pré­cise Damon Albarn. On y trou­ve bon nom­bre de salves con­tre le Brex­it et surtout l’ambiance fes­tive d’un pub. Cela donne une long con­te rock six­ties posté entre la ron­deur des Bea­t­les, la dés­in­vol­ture de Cream et la ten­dresse des Tur­tles. Des hymnes de bars et des bal­lades, des orgues, des bass­es ron­des et des flûtes à bec, une bat­terie acci­den­tée et quelques struc­tures qui se rap­prochent de Radio­head… Ce deux­ième album de The Good, The Bad & The Queen s’écoute comme une fable, une invi­ta­tion à un voy­age imag­i­naire so british vers une époque pas si loin­taine.

Si vous êtes plutôt Youtube, réjouissez‐vous. La bande à Damon a déjà pub­lié un clip pour cha­cune des onze chan­sons de l’album, avec tou­jours la même for­mule : un plan fixe sur une mar­i­onette aus­si froide qu’effrayante… Et le tour est joué.

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