The Sisterhood, la scène de Glastonbury réservée aux femmes

Glas­ton­bury, ce n’est pas que de la musique. Cette année, le fes­ti­val bri­tan­nique pro­pose une inno­va­tion sociale, humaine et cul­turelle orig­i­nale. Pour la toute pre­mière fois, une scène sera entière­ment dédiée aux femmes : “c’est un espace ouvert à tous les gens qui s’i­den­ti­fient en tant que tel”, pré­cise les organisateurs. 

Nom­mée The Sis­ter­hood, la scène se veut “inter­sec­tion­nale (com­pren­dre con­tre le racisme, le sex­isme et l’ho­mo­pho­bie), ‘queer’ et trans­genre”. L’in­té­gral­ité du staff, des artistes à la sécu­rité, sera féminin. “Les créa­teurs de Sis­ter­hood croient en la nécés­sité d’e­spaces dédiés aux femmes dans un monde où l’homme est pré­dom­i­nant, pour faire face à des oppres­sions con­tin­ues et de tout type”. Poli­tique et soci­olo­gie ont désor­mais leur place au sein du monde cul­turel et Glas­ton­bury en prof­ite pour pren­dre posi­tion. “Sis­ter­hood cherche à offrir un espace secret pour que les femmes présentes puis­sent partager, éten­dre leur réseau et surtout s’a­muser sans con­trainte. Il s’ag­it aus­si d’en­traide, pour la fin des dis­crima­tions. C’est enfin l’oc­ca­sion de mon­tr­er au monde entier que les femmes ont du tal­ent”, explique l’organisation. 

La pro­gram­ma­tion de cette toute nou­velle scène est encore incon­nue. Elle inve­sti­ra la zone dite Shangri-La et accueillera des con­certs, des DJs sets et bien sûr des débats, des cours de danse et quelques actions spé­ci­fiques sur le même thème. Des détails man­quent à l’ap­pel, comme la régu­la­tion à l’en­trée de l’e­space qui risque d’être dif­fi­cile si elle ne dépend pas du sexe men­tion­né sur la carte d’i­den­tité. En atten­dant, Glas­ton­bury a tou­jours lieu à Som­er­set en Angleterre du 22 au 26 prochain. 

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