© Fiona Torre

Thylacine reprend une célèbre musique classique pour son nouveau titre

Thy­lacine sort aujour­d’hui un nou­veau titre, « Satie I », reprenant la pre­mière Gymnopédie de Satie à la sauce vapore­wave. C’est le pre­mier extrait d’un album de repris­es de musique clas­sique, Time­less, à paraître le 2 octo­bre.

Refrain con­nu : c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes. Pour son nou­v­el album, l’angevin Thy­lacine se réap­pro­prie avec tal­ent cer­tains des morceaux les plus célèbres de la musique clas­sique, signés Mozart, Schu­mann ou Beethoven. Après avoir voy­agé autour du monde pour ses précé­dents pro­jets, dans toute l’Asie, en Argen­tine ou sur les îles Féroé pour le dernier en date, Roads Vol.2, le com­pos­i­teur voy­age dans le temps. Inti­t­ulé Time­less, cet album est prévu pour le 2 octo­bre. « J’ai vrai­ment décou­vert la musique clas­sique depuis que je suis devenu com­pos­i­teur et plus seule­ment musi­cien » nous dit l’artiste. Se plongeant dans ces œuvres qui ont tra­ver­sé le temps, il en livre sa réin­ter­pré­ta­tion per­son­nelle. « L’idée est de jouer avec ces mélodies, peu importe où elles m’emmènent. »

Il révèle aujourd’hui un pre­mier extrait de ce disque, « Satie I », qui se base sur la célèbre pre­mière Gymnopédie du com­pos­i­teur français Erik Satie. Thy­lacine super­pose à cette pièce pour piano épurée et mélan­col­ique un beat éthéré et une touche de vapore­wave, soulig­nant l’aspect coton­neux du titre orig­i­nal. « Erik Satie était une évi­dence car sa musique est à la fois très min­i­mal­iste, mais avec des thèmes forts totale­ment intem­porels. Elle se prête facile­ment à être retra­vail­lée et défor­mée. Et puis c’est le com­pos­i­teur clas­sique que j’é­coute le plus tout sim­ple­ment » explique le musi­cien. Né en 1866 et mort en 1925, Satie est l’un des précurseurs de la musique min­i­mal­iste et l’une des références de nom­breux musi­ciens d’ambient. Sa pièce de 1893 « Vex­a­tions », à répéter 840 fois, a fasciné les pre­miers com­pos­i­teurs de musique répéti­tive.

Le titre s’accompagne d’un superbe clip ani­mé, tout en noir et blanc, réal­isé par la pho­tographe Cécile Chabert durant le con­fine­ment, don­nant un sens nou­veau à la mélan­col­ie du titre.

© Pierre Wet­zel

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