©Jocelyn Michel

Un album, un livre, un film : les inspirations de Marie Davidson

Deux ans après son album solo Work­ing Class Woman, Marie David­son revient au sein du trio L’Œil nu, qu’elle forme avec son mari et parte­naire d’Essaie Pas Pierre Guer­ineau et Asaël R. Robitaille. Au menu de Rene­gade Break­down : chan­son électronique franco-anglaise, blues improb­a­ble et min­i­mal wave guillerette. Un spec­tre musi­cal très large, à l’image des inspi­ra­tions de la Québécoise.

Arti­cle issu du Tsu­gi 135 : la musique fait son #MeToo, tou­jours disponible en kiosque et à la com­mande en ligne.

 

  • Son disque
    Bil­lie Hol­i­day, Lady In Satin

Mon coup de cœur d’adolescence : un des derniers albums de Bil­lie Hol­i­day, ma chanteuse préférée. J’aime spécialement cet album, car il a été fait avec l’orchestre de Ray Ellis, il y a donc beau­coup de cordes et ça me plaît. Et puis il y a la qualité de voix de Bil­lie Hol­i­day, qui laisse enten­dre tout son vécu. Fripp & Eno Evening Star (ISLAND) Tout sim­ple­ment l’un des meilleurs albums d’ambient de toute l’histoire. Quand j’ai besoin de me détendre, c’est vers lui que je me tourne.

 

  • Marie DavidsonSon livre
    Claris­sa Pinko­la Estés, Femmes qui courent avec les loups 

Ce livre touche à la psy­ch­analyse, notam­ment celle de Carl Jung, qui m’intéresse beau­coup. Il analyse l’archétype de la femme sauvage et nous invite à nous recon­necter à notre essence et nos instincts à tra­vers des récits folk­loriques. Toutes les femmes devraient lire ce livre, ça vaut vrai­ment la peine. Il m’a aidée en tant que femme, artiste et individu.

 

Marie Davidson

 

  • Son film 
    Andreï Tarkovs­ki, Solaris

J’aime toute la fil­mo­gra­phie d’Andreï Tarkovs­ki, mon réalisateur préféré. Il y a de la poésie et du mys­ti­cisme dans son cinéma qui me touchent vrai­ment. Dans Solaris en par­ti­c­uli­er, car la bande orig­i­nale est signée Edouard Artemiev, com­pos­i­teur russe avec qui Tarkovs­ki a beau­coup tra­vaillé et que j’adore.

 

 

 

 

  • Son dernier disque
    Marie David­son & L’Œil Nu — Rene­gade Break­down (Nin­ja Tune)

Rene­gade Break­down est un album que j’ai conçu avec mon mari et mon meilleur ami. On a eu énormément de plaisir à le com­pos­er, le pro­duire et le mix­er. On voulait avant tout s’amuser et faire un disque qui allait trou­ver écho dans toutes les musiques qu’on écoute, ensem­ble et séparément, en sachant qu’on se connaît depuis bientôt quinze ans. Pour ma part, je me suis surtout occupée de la com­po­si­tion, et les garçons ont fait les arrange­ments. Mais à vrai dire, on a tout fait à trois, et cha­cun a apporté sa touche. J’ai souhaité plaire à une audi­ence plus large pour com­mu­ni­quer avec autrui, c’est‑à-dire faire quelque chose de plus acces­si­ble pour pou­voir racon­ter des his­toires à un plus grand audi­mat. Car pour moi, faire des chan­sons c’est comme racon­ter des his­toires. Je trou­ve que c’est vrai­ment impor­tant d’avoir un échange avec les gens à tra­vers la musique. Et je n’en ai plus rien à faire de ce que les cri­tiques pensent de moi, je m’intéresse seule­ment aux gens qui écoutent la musique : c’est pour ça que l’album s’appelle Rene­gade Break­down.

Article issu du dernier Tsugi 135 : la musique fait son #MeToo, toujours disponible en kiosque et à la commande en ligne

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