Crédit Photo : Valentin Giacobetti

UTO dévoile “The Night’s Due”, son nouvel EP pop et trip-hop où règne la mélancolie

En musique, la noirceur est sou­vent asso­ciée à des sonorités brutes et agres­sives. Pour­tant, elle est par­fois syn­onyme de mélan­col­ie. Le duo UTO en fait la démon­stra­tion sur son nou­v­el EP “The Night’s Due”, qui s’é­coute comme on regarde un film con­tem­po­rain en noir et blanc. D’ailleurs, le visuel de la pochette pro­cur­era la même sen­sa­tion. À la fois lent et épuré, ce maxi reprend  là où Shel­ter for the Bro­ken s’é­tait arrêté. En pous­sant les portes du style UTO un peu plus loin, il réin­jecte les influ­ences 90’s de ces auteurs dans un pur objet pop. On y retrou­ve par exem­ple l’in­spi­ra­tion trip-hop de Por­tishead ou des arrange­ments vocaux emprun­tés à Björk. Mal­gré cela, le disque reste acces­si­ble : les chan­sons sont rel­a­tive­ment cour­tes et les mélodies fonc­tion­nent dès la pre­mière écoute.

Bien sûr, le sin­gle “Black” présen­té il y a quelques mois avec son clip, fig­ure au track­list­ing. Le morceau se ter­mine par un sax­o­phone tor­turé, dans une atmo­sphère de transe apoc­a­lyp­tique. Suit “Strange Song” avec ses voix traitées par un har­mo­niz­er robo­t­ique et nos­tal­gique. À quelques notes de la fin sur­git alors le min­i­mal­iste “Unti­tled 1”, où se mélange un chant de dream-pop et une instru­men­tale d’am­bi­ent. D’un seul coup, la nuit est dev­enue plus douce.

UTO sera en con­cert au Point Éphémère le jeu­di 4 avril. Plus d’in­for­ma­tions sur l’événe­ment Face­book de la soirée.

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