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© Ellie Eiger
22 juillet 2022

Working Men’s Club sublime l’esprit Manchester dans son nouvel album

par Valentin Allain

En 2020, Working Men’s Club sortait leur premier album du même nom. Cette année le groupe revient avec Fear Fear, un album aux influences encore plus mancuniennes : paroles déprimantes et mélodies enivrantes. Normal qu’il soit alors en une de notre nouveau numéro hors-série spécial rock (en commande en suivant le lien). 

Cette chronique est à retrouver dans le Tsugi 152 : Être artiste en 2022 avec Vald, Clara Luciani et Justice

Déjà convaincu en 2019 par leur premier single « Bad Blood », on avait ensuite eu la chance de voir Working Men’s Club à la Gaîté lyrique une dizaine de jours avant le premier confinement. De ce concert, on était ressorti conforté dans notre idée de croire à la magie mancunienne, qui fait que chaque année une nouvelle sensation vient faire danser les fantômes de la Haçienda. Nous voilà aujourd’hui rassurés dès le premier morceau, le cocktail est toujours savamment dosé : paroles déprimantes et mélodies enivrantes. Passionné de musique et fin connaisseur de ses prédécesseurs sur la scène locale, Sydney Minsky-Sargeant, leader de Working Men’s Club, continue sur Fear Fear de passer ses références au mixeur. Entre post‑punk et acid house, si à la première écoute les morceaux de ce second album ont pu nous paraître un peu abrasifs, les suivantes étaient dansantes. C’est là toute la subtilité créative, de fait déstabilisante, affichée par ce jeune Anglais de tout juste 20 ans. De l’intro à la The Knife sur « 19 » aux références 80s omniprésentes qui parcourent l’album et brillent sur « Ploys », l’alliance guitare-synthés ne laisse pas la place au hasard. Cela ravira certainement les fans invétérés de Depeche Mode et Human League. Et si vous avez une préférence pour les guitares, vous vous laisserez alors certainement emporter tout entier par les vagues successives de « Cut ». Entre un refrain scandé à bout de souffle et un feu d’artifice instrumental pour conclure, on ressort en sueur de ce hit furieusement dansant, qui frôle tout de même les sept minutes. Le temps de reprendre son souffle qu’on met les pieds sous la table pour profiter des nappes de « Circumference » avant de passer au dessert, l’électro-rétro « Heart Attack » avec son synthé boule à facettes. À défaut d’être nostalgique d’une époque qui nous a précédés, on est ravis de pouvoir écouter les artistes qu’elle a inspirés.

Cette chronique est à retrouver dans le Tsugi 152 : Être artiste en 2022 avec Vald, Clara Luciani et Justice

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