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Jean-Michel Jarre @ Coachella, 2018 / ©Raph PH
9 mars 2021

🔊 50 ans plus tard, Jean-Michel Jarre sort son premier remix

par Antoine Barsacq

Après plus de 50 ans de carrière, Jean-Michel Jarre s’est prêté pour la première fois cette année à l’exercice du remix sur le track « ID » de Deathpact. Plutôt cocasse pour le pionnier français de la musique électronique.

Ambassadeur de la culture française, Jean-Michel Jarre est reconnu dans le monde entier comme l’un des pionniers de la musique électronique. Son catalogue inclue pas moins de 21 albums studio avec plus de 85 millions de copies vendues, composées uniquement de productions originales. Avec le track « ID » de Deathpact, Jean-Michel Jarre s’adonne pour la première fois à l’exercice du remix. Le track original n’a pas encore été dévoilé, seuls d’autres remixes sont pour l’instant disponibles à l’écoute, avec pas moins de sept autres remixeurs invités : Biicla, Opiuo, Deafheaven, Claude VonStroke, CloZee, REAPER et Code Orange.

On ignore qui se cache derrière le masque de Deathpact, qui reste dans une communication minimaliste, sortant des tracks au compte-gouttes, parfois même à travers des jeux de réalité alternée. Cette collaboration ne sort néanmoins pas de nulle part. À l’occasion de la sortie d’Electronica vol.1 & 2 en 2016, Jean-Michel Jarre avait déclaré dans un « Ask Me Anything » (AMA) sur Reddit qu’il aimerait travailler avec des artistes comme Perturbator, Daniel Avery ou encore Deathpact, à propos duquel il disait : » Il y a aussi un autre artiste qu’on ne connaît pas du tout (…) mais je voudrais travailler avec lui : il s’appelle Deathpact. Il a sorti cinq tracks aux États-Unis et c’est une sorte de Nine Inch Nails de l’électronique. »

 

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À propos de ce remix, Jarre explique : « Deathpact est un projet absolument unique avec un son particulier. »ID » est un superbe morceau schizophrénique avec différentes atmosphères. C’est cet aspect que j’ai essayé de renforcer dans mon rework ». En effet, on pourrait diviser ce remix de sept minutes en plusieurs courtes parties, qui apparaissent quasiment comme plusieurs remixes compressés en un seul. Les phases mélodieuses succèdent à des phases techno beaucoup plus rythmiques, avant que le morceau se termine sur un piano mélancolique se fondant finalement dans un bourdon de basse monstrueux.

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