Jean-Michel Jarre @ Coachella, 2018 / ©Raph PH

🔊 50 ans plus tard, Jean-Michel Jarre sort son premier remix

Après plus de 50 ans de car­rière, Jean-Michel Jarre s’est prêté pour la pre­mière fois cette année à l’ex­er­ci­ce du remix sur le track “ID” de Death­pact. Plutôt cocasse pour le pio­nnier français de la musique électronique.

Ambas­sadeur de la cul­ture française, Jean-Michel Jarre est recon­nu dans le monde entier comme l’un des pio­nniers de la musique élec­tron­ique. Son cat­a­logue inclue pas moins de 21 albums stu­dio avec plus de 85 mil­lions de copies ven­dues, com­posées unique­ment de pro­duc­tions orig­i­nales. Avec le track “ID” de Death­pact, Jean-Michel Jarre s’adonne pour la pre­mière fois à l’ex­er­ci­ce du remix. Le track orig­i­nal n’a pas encore été dévoilé, seuls d’autres remix­es sont pour l’in­stant disponibles à l’é­coute, avec pas moins de sept autres remixeurs invités : Biicla, Opi­uo, Deaf­heav­en, Claude Von­Stroke, CloZee, REAPER et Code Orange.

On ignore qui se cache der­rière le masque de Death­pact, qui reste dans une com­mu­ni­ca­tion min­i­mal­iste, sor­tant des tracks au compte-gouttes, par­fois même à tra­vers des jeux de réal­ité alternée. Cette col­lab­o­ra­tion ne sort néan­moins pas de nulle part. À l’oc­ca­sion de la sor­tie d’Elec­tron­i­ca vol.1 & 2 en 2016, Jean-Michel Jarre avait déclaré dans un “Ask Me Any­thing” (AMA) sur Red­dit qu’il aimerait tra­vailler avec des artistes comme Per­tur­ba­tor, Daniel Avery ou encore Death­pact, à pro­pos duquel il dis­ait :” Il y a aus­si un autre artiste qu’on ne con­naît pas du tout (…) mais je voudrais tra­vailler avec lui : il s’appelle Death­pact. Il a sor­ti cinq tracks aux États-Unis et c’est une sorte de Nine Inch Nails de l’électronique.”

 

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À pro­pos de ce remix, Jarre explique : “Death­pact est un pro­jet absol­u­ment unique avec un son particulier.“ID” est un superbe morceau schiz­o­phrénique avec dif­férentes atmo­sphères. C’est cet aspect que j’ai essayé de ren­forcer dans mon rework”. En effet, on pour­rait divis­er ce remix de sept min­utes en plusieurs cour­tes par­ties, qui appa­rais­sent qua­si­ment comme plusieurs remix­es com­pressés en un seul. Les phas­es mélodieuses suc­cè­dent à des phas­es tech­no beau­coup plus ryth­miques, avant que le morceau se ter­mine sur un piano mélan­col­ique se fon­dant finale­ment dans un bour­don de basse monstrueux.

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