A Berlin, l’alliance entre clubs et politiciens pour des soirées écolos

Si les clubs berli­nois savent faire dur­er la fête, quel rôle peuvent‐ils avoir pour faire dur­er la planète ? C’est la ques­tion que s’est posée le Sénat berli­nois. L’institution va lancer une ini­tia­tive afin de ren­dre les soirées de la cap­i­tale alle­mande plus écologiques, en parte­nar­i­at avec la branche alle­mande de l’ONG Les Amis de la Terre et l’association clubliebe e.v (dont l’objet est aus­si d’inciter les boîtes à respecter l’environnement). Appuyé sur un finance­ment pub­lic, ce pro­jet enver­ra des experts con­seiller les clubs sur des solu­tions con­crètes allant dans ce sens.

Les pre­miers mesures con­seil­lées ne sont pas sur­prenantes : un pas­sage à l’énergie renou­ve­lable, des sys­tèmes de chauffages et de cli­ma­ti­sa­tions moins éner­gi­vores, l’utilisation de lumières LED, la réduc­tion de la con­som­ma­tion d’eau. Mais d’autres sont bien plus inno­vantes. L’inventeur néer­landais Daan Roosegaarde a en effet mis en place des “dance­floors durables”, dont le sol peut trans­former l’énergie des danseurs en élec­tric­ité. Déjà util­isé dans un club de Rot­ter­dam, c’est un exem­ple qui pour­rait être trans­posé à Berlin dans le cadre de cette cam­pagne, comme l’a indiqué Kon­stanze Mey­er — représen­tant des Amis de la Terre et de clubliebe e.v — au média alle­mand DW.

L’idée sem­ble en tout cas être bien reçue du côté des boîtes de nuits. Mar­cel Weber — qui dirige le club SchwuZ — a en effet expliqué que “savoir com­ment être durable en tant que club” était une ques­tion qu’il se posait depuis longtemps. Une ini­tia­tive qui, out­re ses con­séquences con­crètes sur la réduc­tion de con­som­ma­tion d’énergie, pour­rait avoir un rôle d’influence. C’est ce qu’espère Georg Kössler — élu berli­nois spé­cial­isé sur les ques­tions de la cul­ture club — qui estime que chang­er les habi­tudes des clubs peut per­me­t­tre de chang­er celles de leurs mil­liers de vis­i­teurs.

 

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