A voir : La Terre reprend le dessus dans “Falling Rain And Light” de Moby

L’homme est le plus cru­el de tous les ani­maux” dis­ait Mark Twain. Bâti­ments délabrés, épaves de bateaux, cen­trales nucléaires abîmées : “Falling Rain And Light”, le nou­veau clip de Moby — issu de son dernier album Every­thing Was Beau­ti­ful And Noth­ing Hurt sor­ti en mars — enchaîne les plans apoc­a­lyp­tiques dans un effet noir et blanc des plus ternes. Out­re quelques oiseaux, la vie sem­ble totale­ment dis­parue de la sur­face de la Terre. Le sable et la végé­ta­tion ont pris pos­ses­sion de l’intérieur des immeubles, tout comme les élé­ments sem­blent avoir récupéré leurs droits. Puis, au fil des min­utes, les couleurs appa­rais­sent, de plus en plus sat­urées, et les ani­maux aus­si. Alors que la musique explose lors du final, on délaisse les vil­lages désertés et engloutis pour suiv­re des trou­peaux d’animaux gam­bad­er et nag­er en plein bon­heur dans leur habi­tat naturel. Sans humains.

Quand on con­naît l’engagement de Moby pour la planète, ce clip ne peut être qu’interprété comme un cri d’alarme à vite chang­er son com­porte­ment. Voilà à quoi ressem­blerait une planète sans humains : des bâti­ments détru­its et insalu­bres mais des paysages plus radieux que jamais, sub­limés par des ani­maux heureux.

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