A voir : le nouveau clip animé angoissant (mais sublime) de Thom Yorke

Entre BO et pro­jets per­so, on n’ar­rête plus Thom Yorke. Il y a quelques mois, il créait avec Flea la bande orig­i­nale de Moth­er­less Brook­lyn, le dernier film d’Ed­ward Nor­ton. Pour l’oc­ca­sion, le bassiste des Red Hot Chili Pep­pers a délais­sé le slap et les lignes de basse funky pour une ryth­mique calme, bien plus en accord avec l’u­nivers du long métrage (et avec la voix du chanteur de Radio­head). En ce jour d’Hal­loween, c’est avec le clip som­bre de “Last I Heard (…He Was Cir­cling The Drain)” — extrait de son dernier album ANIMA — que Thom Yorke fait son retour.

I woke up with a feel­ing I just could not take”, chante-t-il en canon, comme s’il avait la sen­sa­tion désagréable (que cha­cun a expéri­men­tée) de se réveiller sans par­venir à se sou­venir de ses rêves. Le thème de l’al­bum résonne dès les pre­mières lignes : Thom Yorke avait teasé ce disque en présen­tant ANIMA comme une mys­térieuse entre­prise (imag­i­naire, bien sûr) qui avait créé un sys­tème qui per­met de se remé­mor­er tous ses rêves, Dream Cam­era.

Alors que le chanteur par­le d’être avalé par la ville, le clip en noir et blanc réal­isé par Saad Moosajee et le stu­dio Art Camp met en scène un univers apoc­a­lyp­tique : les débris, le chaos, une société en panique, des oiseaux qui migrent, sen­tant le dan­ger arriv­er. “Le coeur de notre inten­tion était de retran­scrire cette sen­sa­tion de com­plète soli­tude quand on est entouré de per­son­nes qu’on voit mais ne com­prend pas”, expliquent les mem­bres du stu­dio expéri­men­tal new-yorkais. Et c’est gag­né : la vidéo d’an­i­ma­tion donne comme l’im­pres­sion de nag­er à con­tre courant, dans une ville où tout s’ef­fon­dre. On ne se sent jamais aus­si seul que dans la foule. Y’a de la joie !

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