À voir : quand la musique électronique habille les plus belles images de la science

La nou­velle édi­tion du METEO SCIENCE PERFORMANCE, per­for­mance croisant pho­togra­phie sci­en­tifique et musique élec­tron­ique, devait se tenir lors du vernissage des Journées Pho­tographiques de Bienne le 8 mai. Le fes­ti­val étant reporté à 2021, elle sera finale­ment dif­fusée sur YouTube.

La pandémie n’a pas eu que des con­séquences dra­ma­tiques sur les fes­ti­vals et con­certs. La 24e édi­tion des Journées Pho­tographiques de Bienne ne ver­ra pas le jour en 2020, reportée à l’an­née prochaine. Mais le METEO SCIENCE PERFOMANCE, per­for­mance visuelle et musi­cale devant se tenir lors du vernissage, sera bien vis­i­ble, sur YouTube. Une bonne manière de ne pas gâch­er la fête pour Witold Lan­glois, cura­teur de ce projet.

L’an­née dernière, le jour­nal­iste de la Radio Télévi­sion Suisse et fon­da­teur du web­me­dia musi­cal METEO a été con­tac­té par Sarah Girard, direc­trice des Journées Pho­tographiques de Bienne, pour créer un pro­jet inédit lors du vernissage de l’édi­tion 2019. Le jour­nal­iste choisit alors de mêler l’im­agerie sci­en­tifique et la musique : « La sci­ence est un univers visuel et séman­tique qui cor­re­spond bien à la men­tal­ité de METEO, qui met l’accent sur le futur, la musique élec­tro de demain », explique-t-il.

Les images sont l’œu­vre de sci­en­tifiques tra­vail­lant en Suisse et font par­tie de la sélec­tion de pho­togra­phies et de vidéos soumise au con­cours FNS d’images sci­en­tifiques. À par­tir de ces images, Witold Lan­glois réalise des mon­tages de dix min­utes, qu’il envoie ensuite sans son ni musique à des musi­ciens qu’il a sélec­tion­nés. « C’est l’inverse d’un tra­vail de clip. Ici, je fais un mon­tage de vidéos et pho­tos pour que les artistes com­posent un long morceau inédit par-dessus les images » détaille le pro­duc­teur. Cette durée assez inhab­ituelle pour des DJs, a représen­té un gros chal­lenge pour eux con­fie le jour­nal­iste. « Ils ont tous joué le jeu même s’ils ont tous galéré. Le final est génial et on les a invités à se pro­duire en live le soir du vernissage. »

En 2019, le cura­teur avait mon­té trois vidéos à par­tir des images des années 2016, 2017 et 2018. Il avait porté son choix sur les pro­duc­teurs Pul­gasari, Sunare­ht et Fash­ion Italia. « Mon idée était de faire se crois­er les scènes français­es et suiss­es, donc j’ai pro­posé à trois pro­duc­teurs de musiques élec­tro, que j’estime et qui sont dans l’air du temps, de traiter cha­cun une année d’images sci­en­tifiques ».

Le jour­nal­iste réalise ses mon­tages avec une ryth­mique spé­ci­fique, adap­tée aux artistes qu’il cible. « Par exem­ple pour Pul­gasari je sais qu’il revis­ite l’acid house de manière déstruc­turée, je voy­ais a peu près com­ment j’allais m’y pren­dre dans mon mon­tage. » Pour cette sec­onde édi­tion, Witold Lan­glois a ain­si choisi le DJ trance et night­core Aamouro­cean.

Illus­tra­tion d’Aamouro­cean par Vio­le­ta West

« Le plus long, c’est le cast­ing », avoue Witold Lan­glois. Il estime qu’il lui faut des artistes « qui sont dans le futur et qui don­nent le la de ce que sera la musique élec­tron­ique fran­coph­o­ne de demain ». Ensuite, lorsque les musi­ciens sont choi­sis, il leur laisse carte blanche.

La pre­mière édi­tion était une réus­site pour METEO SCIENCE PERFORMANCE. Le pro­jet a ensuite égale­ment été pro­jeté dans le cadre de la Nuit des images du Musée de l’Elysée de Lau­sanne et au Fes­ti­val Cine­Globe au CERN, un organ­isme européen pour la recherche nucléaire. La direc­tion du fes­ti­val a ain­si recon­tac­té Witold Lan­glois pour renou­vel­er cette expéri­ence en 2020, mais aus­si en 2021. Ce sera alors la troisième édi­tion, et le jour­nal­iste attein­dra le chiffre sym­bol­ique de cinq artistes invités sur ce pro­jet.  « La boucle sera alors bouclée en 2021 », déclare-t-il, et cet événe­ment ne sera pas pro­longé. Toute­fois, le jour­nal­iste a pour pro­jet d’or­gan­is­er en 2021 une soirée dans laque­lle il pour­ra inviter les cinq artistes à se pro­duire en direct. Pour finir en beauté.

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