Crédit : Philippe Levy

Acid Arab : un nouvel album qui mélange plus que jamais musique électronique et sonorités orientales

Le temps maus­sade vous déprime et les vacances d’été sont encore loin ? Direc­tion  le soleil et l’Ori­ent avec le nou­v­el album des Parisiens d’Acid Arab. Inti­t­ulé Jdid ( ce qui sig­ni­fie “nou­veau” en arabe), ce disque vient suc­céder à leur pre­mier LP phénomène Musique de France, qui les a emmenés aux qua­tre coins du monde avec plus de 260 con­certs depuis fin 2016.  La recette à l’air sim­ple mais pour­tant elle est com­plexe à maîtris­er : de la musique élec­tron­ique occi­den­tale mêlée à des sonorités et des voix ori­en­tales. Et sur­prise, le duo com­posé de Hervé Car­val­ho et Gui­do Minisky est devenu à présent un trio. En effet, Ken­zi Bour­ras, clav­iériste, avait dans un pre­mier temps rejoint le groupe pour jouer lors de leurs lives mais fait à présent par­tie inté­grante du groupe. Il a d’ailleurs joué un rôle impor­tant dans la com­po­si­tion du nou­v­el album de part ses racines algéri­ennes. Jdid con­tin­ue dans la lignée de l’al­bum précé­dent en creu­sant d’a­van­tage cette con­ver­sa­tion enivrante entre la rive nord (Paris), la rive est et la rive sud de la Méditer­ranée. Le disque com­prend onze titres avec de nom­breuses col­lab­o­ra­tions d’artistes venant de pays de tout le bassin méditer­ranéen comme par exem­ple d’Al­gérie (Radia Menel, Sofi­ane Sai­di, Amel Wah­by et Cheikha Had­jla), de Syrie (Rizan Said) ou encore de Turquie (Cem Yildiz).

Côté musique, Jdid s’ou­vre sur le morceau “Staifia” porté par la voix de la chanteuse algéri­enne Radia Menel. Il plonge directe­ment l’au­di­teur dans l’u­nivers d’Acid Arab. C’est une bonne intro­duc­tion, un mélange sub­til entre rythme élec­tron­ique avec cette basse assez low cou­plée à des rythmes et per­cus­sions ori­en­tales. Les incan­ta­tions de la chanteuse don­nent un aspect mys­térieux à l’ensem­ble. Le titre “Élec­trique Yargol” attaque lui ensuite de manière beau­coup plus intense, avec ses boucles assez énervées et le son du yarghol, un pipeau en roseau tra­di­tion­nel pales­tinien. Les tracks s’en­chainent par­faite­ment et pro­posent tous une sonorité orig­i­nale. Comme par exem­ple “Club DZ” véri­ta­ble ren­con­tre entre l’Al­gérie et la house de Chica­go. D’autres titres comme “Malek Ya Zahri”, “Rim­it­ti Dir” ou encore “Nas­si­bi” sont une vari­ante élec­tron­ique aux sonorités raï. À not­er la col­lab­o­ra­tion avec Rizan Said, clav­iériste qui à co-écrit et inter­prété plusieurs morceaux de l’artiste Omar Souley­man. Ceux qui ont appré­cié le pre­mier album ver­ront dans ce sec­ond opus un clas­sique instan­ta­né­ment. Un nou­veau voy­age musi­cal somp­teux autour de la Méditer­ranée, et gra­tu­ite­ment, que deman­der de plus ?

Jdid” est disponible à l’é­coute juste ici :

La cov­er de l’al­bum :

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