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Après la mort du DJ Erick Morillo, une vague de témoignages de violences sexuelles

Retrou­vé mort dans son apparte­ment le 1er sep­tem­bre, Erick Moril­lo était atten­du au tri­bunal le 4 sep­tem­bre dans le cadre d’une affaire d’agression sex­uelle. Alors que les cir­con­stances de son décès demeurent incon­nues, d’autres femmes ont depuis témoigné, accu­sant le DJ de vio­lences sex­uelles. 

Il y a deux semaines, le corps inan­imé de l’au­teur du tube « I Like to Move It » était retrou­vé chez lui, à Mia­mi Beach en Floride. La piste crim­inelle était écartée par la police dès le lende­main, ce qui éveil­lait d’au­tant plus les soupçons quant à ce décès soudain sur­venu trois jours avant son pas­sage devant la jus­tice, et un mois après que les tests san­i­taires effec­tués sur la pré­sumée vic­time con­fir­ment la présence de l’ADN d’Er­ick Moril­lo.

 

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Dans cette affaire, le DJ de 49 ans était accusé d’un viol qui se serait pro­duit lors d’une after par­ty en décem­bre dernier. Depuis, d’autres témoignages qui racon­tent des faits sim­i­laires ont fait sur­face : une danseuse employée dans un club de Mia­mi, où le DJ se pro­dui­sait, a témoigné auprès de DJ Mag, racon­tant com­ment Erick Moril­lo aurait ten­té d’abuser d’elle, égale­ment lors d’une after par­ty. L’artiste new-yorkaise DJ Empress a quant à elle racon­té via un post Face­book qu’­Er­ick Moril­lo l’harce­lait régulière­ment lorsqu’elle tra­vail­lait chez un dis­quaire en 1998. Avant elle, la DJ sué­doise Ida Eng­berg a témoigné de sa ren­con­tre avec le DJ lors d’une soirée chez lui, où il aurait ten­té de la droguer con­tre son gré et demandé aux femmes présentes de quit­ter son domi­cile si elles refu­saient de se désha­biller.

Ida Eng­berg a rédigé cela dans un com­men­taire sous un post Insta­gram de Jamie Jones, devenu le foy­er de divers témoignages. Dans ce post, le DJ bri­tan­nique s’ex­cu­sait pour son hom­mage ren­du à Erick Moril­lo, pour lequel on lui a reproché de min­imiser les accu­sa­tions visant le DJ : « Erick n’était pas par­fait, et je ne peux juger per­son­ne sur des choses dont je ne sais presque rien. »

C’est exacte­ment ce type d’éloges que dénonçait la DJ bri­tan­nique Rebekah deux jours après le décès, pub­liant sur Insta­gram un contre-hommage à Erick Moril­lo : « Je me suis demandée com­ment réa­gir face au décès d’Er­ick Moril­lo et le fait que son pré­sumé viol et son procès n’aient pas été men­tion­nés une seule fois alors que mes col­lègues parta­gent leurs pen­sées sur son décès en dépeignant l’image d’un “homme hum­ble qui était loin d’être par­fait”. »

 

Voir cette pub­li­ca­tion sur Insta­gram

 

I’m feel­ing real­ly vul­ner­a­ble and emo­tion­al post­ing this as I have been ques­tion­ing what my out­rage has been over the pass­ing of Eric Moril­lo and how the fact his alleged rape and court case has not been men­tioned once as my fel­low col­leagues share their thoughts on his pass­ing paint­ing a pic­ture of “a hum­ble guy who was far from per­fect” etc etc. All this has done is brought up feel­ings of my past and the shit I have dealt with and the fact that even if I had tried to talk about what had hap­pened my per­pe­tra­tors would still of been excused and some­how would actu­al­ly be my fault. This is not me talk­ing bad about the deceased but real­ly the need to reach out to the women who may have had sim­i­lar expe­ri­ences to share that I know how this feels but I don’t know how to change things with­in the indus­try as now it seems we still have a long way to go but maybe togeth­er we are stronger 🖤

Une pub­li­ca­tion partagée par Rebekah (@djrebekah) le

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