©Dustin Drew

Ariel Pink viré de son label après avoir soutenu l’insurrection à Washington

Ariel Pink, orig­i­naire de Los Ange­les, en Cal­i­fornie, a par­ticipé à la man­i­fes­ta­tion pro-Trump précé­dant l’assaut du Capi­tole (qui a coûté la vie à cinq per­son­nes). Le label Mex­i­can Sum­mer rompt toute future collaboration.

« Dans ses représen­ta­tions fréné­tiques de la bassesse et de la beauté de l’hu­man­ité, Ariel Pink fait bas­culer le pathos vers le par­adis » peut-on encore lire sur la fiche tech­nique qui présente Ariel Pink par­mi les artistes signés chez Mex­i­can Sum­mer. Pour­tant, le musi­cien a mon­tré une par­ti­c­ulière con­cep­tion de la beauté de l’humanité en défi­lant avec son com­père John Maus le 6 jan­vi­er dernier à Wash­ing­ton D.C., en com­pag­nie des assail­lants pro-Trump qui ont par la suite envahi le Capi­tole. Intolérable pour Mex­i­can Sum­mer qui n’a pas hésité à poster publique­ment le ren­voi immé­di­at d’Ariel Rosenberg.

« Ils nous pendront, vous et moi, pour nos opinions »

Celui qui incar­ne à lui tout seul le rock indé, la pop alter­na­tive et la provoc comme ligne de con­duite peut-il vrai­ment avoir viré du bord Proud Boy à la lim­ite néo-nazi ? Alors que les réseaux soci­aux s’enflamment, Ariel Pink reste sur ses posi­tions et affirme sur Twit­ter avoir « paci­fique­ment man­i­festé son sou­tien au prési­dent ». Fidèle à lui-même, en bal­ayant d’un revers de main la cri­tique, il arbore une con­fi­ante dés­in­vol­ture et écrit à Libéra­tion : « Vous croyez que je ne suis pas sérieux ? Rien ne sera plus jamais comme avant. C’est la fin des États-Unis. Il n’y aura plus jamais d’élection. Tout sera faussé. Et ils nous pen­dront, vous et moi, pour nos opinions. »

Quoi qu’il en soit, impos­si­ble à l’ère de Twit­ter et main­tenant en l’an 2021 de se cacher der­rière un statut d’artiste pour s’ex­empter d’un juge­ment de valeur. Ain­si, sur les réseaux soci­aux, nom­breux sont les fans du musi­cien à dire ne plus vouloir écouter ni acheter sa musique, et les labels comme Mex­i­can Sum­mer (qui devait sor­tir sa com­pi­la­tion Sit N’ Spin dans quelques semaines) refusent, quant à eux, de la légitimer.

(Vis­ité 2 258 fois)