Skip to main content
©Celette
11 janvier 2021

Le Tango, l’un des plus anciens clubs de Paris, est en vente

par Théo Poddevin

Le club Le Tango dans le Marais, également connu sous le nom de « La boîte à frissons », et qui fait danser les Parisiens depuis le XVIIIe siècle, est à deux doigts d’être vendu, informe son propriétaire.

On vous en parlait déjà en 2015, Le Tango est un des lieux les plus emblématiques de la fête à Paris, et ce depuis le XVIIIe siècle. Cabaret, guinguette, salle de bal puis boîte de nuit, tout ça depuis 1725, il est malheureusement en vente aujourd’hui. Faute d’activité depuis maintenant dix mois à cause de la Covid-19 et surtout d’aides de l’État, Alexis Carcassonne, le propriétaire du lieu, annonçait les premières visites au magazine Têtu la semaine dernière : « Je vous confirme qu’il y a eu des visites pour vendre l’immeuble qui abrite le Tango« .

 

À lire également
Histoire d’un club : le Tango, du bal musette au bal des travs…

 

Il explique : « On n’a aucune visibilité sur une possible date de réouverture. (…) Je dois toucher 10 000 euros mi-janvier, mais c’est beaucoup trop tard. J’ai subi un contrôle sur l’activité partielle, qui a suspendu les versements des aides pour payer les salaires depuis septembre, il y en a pour plus de 20 000 euros. Je ne me paie plus depuis bientôt un an, il faut bien que je nourrisse ma famille« .

La Mairie de Paris se mobilise

Et ce malgré les mots de Frédéric Hocquard, adjoint en charge du tourisme et de la vie nocturne à Paris, qui s’est publiquement exprimé en faveur d’un sauvetage du lieu : « Les discothèques font partie du rayonnement de la ville. Le Tango est un établissement patrimonial et nous allons tout faire pour le sauver. La ville n’exclut pas de préempter l’immeuble. Nous sommes également en train de mettre en place un fonds avec la BPI (Banque publique d’investissement) pour investir dans les entreprises parisiennes ».

Selon une enquête de Têtu toujours, plusieurs lieux emblématiques du Marais pourraient bientôt mettre la clé sous la porte, comme le Gibus, le Dépot, le Banana Café ou la Mutinerie.

 

À lire également
Des collectifs festifs veulent faire descendre le monde de la culture dans la rue

 

Visited 23 times, 1 visit(s) today