©Alexis Janicot

✅ Artiste Tsugi à suivre : le duo électro organique ATOEM

Le duo du nord ouest de la France, ATOEM revient aujour­d’hui avec un EP de remixes.

Pre­cious Land con­vie qua­tre artistes à repenser, cha­cun à sa manière le titre “Pre­cious Land” sor­ti le 18 juin accom­pa­g­né d’un clip entre mythes antiques et mod­ernes. Le duo est con­nu pour sa musique élec­tron­ique organique. Amoureux de machines en tous gen­res, Gabriel Renault et Antoine Talon explorent et expéri­mentent tout ce qu’ils peu­vent : boîtes à rythmes, bat­ter­ies, instru­ments de per­cus­sions, syn­thé­tiseurs mod­u­laires, etc. Ces artistes machin­istes ont donc invité qua­tre grands artistes de la scène élec­tron­ique française et inter­na­tionale, Dom­brance, le pro­jet solo de Bertrand Lacombe mem­bre du groupe DBFC, le trio sud coréen IDIOTAPE, la majestueuse Irène Drésel et sa tech­no mélodique et le cofon­da­teur des soirées ren­nais­es “Midi Deux”, pro­duc­teur et DJ bre­ton Théo Muller. ATOEM décroche sans aucune hési­ta­tion sa carte mem­bre du club très fer­mé des Artistes Tsu­gi à suiv­re de très près.

Com­ment l’aven­ture ATOEM a‑t-elle débuté ?

En 2010, Gabriel répé­tait la bat­terie dans une école de musique au Rheu (com­mune de rési­dence d’Antoine). C’était le print­emps, les portes de la salle étaient ouvertes. Antoine pas­sait par là, il est entré dans la salle et m’a dit « mon bat­teur se casse à Brest, je te veux dans mon équipe ». On a com­mencé à répéter ensem­ble, des repris­es rock, puis petit à petit de la com­po­si­tion. On était 5 au départ. Petit à petit, on a décou­vert les soirées à l’UBU (Rennes), la musique élec­tron­ique et les clubs. Nous aus­si, on a voulu inté­gr­er de la syn­thèse dans nos morceaux, alors on s’est acheté notre pre­mier syn­thé­tiseur (un Korg MS-20) avec une bonne carte son. Petit à petit, la musique s’est élec­tri­fiée, on a accu­mulé les machines puis le groupe s’est trans­for­mé en duo (en 2017) : Antoine et Gabriel. L’aventure ATOEM a commencé.

Les voix sont inspirées par les grands de la new wave, et on voulait ren­dre l’instrumentation très élec­trique et ten­due, presque trance en fait.”

ATOEM

©Luca Liguori

Racontez-nous l’his­toire de ce nou­veau titre ? Com­ment le décririez-vous ?

Lorsque l’on com­pose (soit ensem­ble, soit l’un ou l’autre), générale­ment on arrive avec une base mélodique qu’on retra­vaille et sur laque­lle il arrive qu’on pose des paroles. Pour ce morceau, c’est l’inverse. Gabriel a écrit les paroles et on a ensuite posé la base ryth­mique et mélodique. On voulait faire un morceau en ter­naire avec une forte iden­tité dedans. Les voix sont inspirées par les grands de la new wave, et on voulait ren­dre l’instrumentation très élec­trique et ten­due, presque trance en fait. Dans ce morceau, il y a un para­doxe entre les har­monies notam­ment sur le pont qui sont chaleureuses, épiques et le reste du morceau qui est con­stam­ment en ten­sion et entre­coupé de breaks de bat­terie. On aime ce con­traste, c’est notre signature.

Mais la chose dont on rêve le plus actuelle­ment, c’est de remon­ter sur les planch­es et de retrou­ver notre pub­lic le plus rapi­de­ment pos­si­ble, car ce sont eux qui nous font vivre.”

Quelles ont été vos influ­ences pour ce titre ?

La par­tie vocale est forte­ment influ­encée par la new wave (Depeche Mode, New Order ou les Ren­nais de Mar­quis de Sade). Pour l’orchestration, les tim­bres de syn­thé­tiseurs, ce sont tou­jours à peu près les mêmes qui nous inspirent (Col­in Ben­ders, Egyp­tol­ogy, Daniel Avery, Rex The Dog, Tun­nelvi­sions, etc.).

ATOEM

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur le clip qui l’accompagne ?

On a tou­jours été fasciné par les mythes. Antoine est sci­en­tifique et pas­sion­né de sci­ences dures. Gabriel est pas­sion­né d’Histoire et des grandes civil­i­sa­tions. On s’intéresse égale­ment aux ques­tions socié­tales et sociales comme l’effondrement. On voulait faire un par­al­lèle entre antique et mod­erne. On a con­tac­té Math­ieu Bre­lière, le réal­isa­teur franco-napolitain et qui avait déjà tra­vail­lé en images sur la cité engloutie de Baïa. Après plusieurs échanges au télé­phone, il nous a pro­posé plusieurs scripts pour le clip, qu’on a retra­vail­lé ensem­ble. Il a rapi­de­ment com­pris nos inten­tions artis­tiques et ça a plutôt bien fonc­tion­né. Quelque part dans ce clip, on peut y voir la peur d’une répéti­tion d’un effon­drement de notre civil­i­sa­tion, ou autre chose d’ailleurs, c’est à cha­cun d’en juger.

Que voyez-vous pour la suite ?

On tra­vaille actuelle­ment sur notre pre­mier album (sor­tie 2022), sur une nou­velle scéno­gra­phie lumières. Mais la chose dont on rêve le plus actuelle­ment, c’est de remon­ter sur les planch­es et de retrou­ver notre pub­lic le plus rapi­de­ment pos­si­ble, car ce sont eux qui nous font vivre. C’est cool de faire du son dans sa cham­bre, mais ce qu’on ressent lors d’une représen­ta­tion en live est inde­scriptible. C’est ce sen­ti­ment et cette énergie qu’on veut retrouver.

Nous pour­rons les retrou­ver durant les prochains mois dans cer­taines villes françaises !

Le 24 juil­let au Jardin Sonore Fes­ti­val à Vitrolles
Le 7 août au Rolex Fast­net Race 2021 à Cherbourg
Le 8 août au Toit de la base sous marine à Saint Nazaire
Le 3 sep­tem­bre au Fes­ti­val Les InsolAntes à Angoulême
Le 7 sep­tem­bre au Echono­va à Vannes
Et le 25 sep­tem­bre au Fes­ti­val Panora­mas à Morlaix

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