extrait de la pochette de l'album "Crush" de Floating Points

Avec “Crush”, Floating Points livre un deuxième album aussi spontané que planant

Alors que son pre­mier album Elae­nia avait été com­posé en cinq ans, c’est en cinq semaines que Sam Shep­herd réalise le sec­ond. Hier, il livrait un clip épous­tou­flant pour “Ana­sick­mod­u­lar”, troisième piste du LP. Aujour­d’hui, place à Crush. “Pour moi, Crush évoque une vio­lence lente […] comme la fatal­ité écras­ante du jeu des pou­voirs poli­tiques auto­cen­trés, du change­ment cli­ma­tique, des gens et des idées que l’on tait, toutes ces choses qui nous met­tent en colère au quo­ti­di­en et qui nous don­nent l’impression d’être impuis­sants”, explique Float­ing Points.

Pour ces douze titres, le pro­duc­teur puise son inspi­ra­tion partout où il peut. Beau­coup de morceaux sont influ­encés par le clas­sique, comme “Falaise”. Entre calme et ten­sion, c’est un pre­mier track cap­ti­vant avec des sonorités qui se rap­prochent de celles d’un vio­lon. Dans la même lignée, il y a “Requiem for CS70 ans Strings” et ses notes pian­otées au syn­thé sur une mélodie aux instru­ments à vent, et “Birth”, avec des sons de clavecin puis de piano. Ce dernier est très ten­dre, et rap­pelle ce que Float­ing Points dis­ait à pro­pos de la “vio­lence lente” du LP : le titre ren­voie à la pureté et au calme de la nature, mais les échos ramè­nent à la mélan­col­ie et au vide.

LesAlpx” est un des morceau les plus dynamiques de Crush : très planant mais entraî­nant. “Je voulais capter l’immédiateté de cette musique et le sen­ti­ment que j’ai quand j’étais sur la piste de danse, ce sen­ti­ment d’être immergé dans un morceau qui vous entraîne instan­ta­né­ment”, explique Shep­herd à pro­pos du titre. Quant à “Ana­sick­mod­u­lar” et ses sonorités plus indus­trielles, le pro­duc­teur l’a com­posé en par­tie en live — comme cer­tains autres titres. Une chose est sure : l’al­bum se veut spon­tané et plein de vie. Sur le LP, appa­rais­sent aus­si les titres “Envi­ron­ments” avec une mélodie mélan­col­ique, des sons gazouil­lants qui se répon­dent et les boîtes à rythme qui se déchaî­nent, et “Sea-Watch”, car­ac­térisé par les notes qui tombent comme des gouttes d’eau sur le clavier. Pour Shep­herd, ce pre­mier album en qua­tre ans est un “retour aux bases”, pour nous c’est un gros crush.

Float­ing Points se pro­duira le 13 novem­bre prochain à l’Élysée Mont­martre.

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