Crédit : Simon Fernandez

Ca sort aujourd’hui : vendredi 10 mai

C’est ven­dre­di, c’est jour de sor­tie ! Vu qu’il est par­fois dif­fi­cile de s’y retrou­ver avec tous les dis­ques qui sor­tent chaque semaine, Tsu­gi a décidé de vous faciliter la tâche en vous faisant une petite sélec­tion de galettes – LPs et EPs con­fon­dus – qui vien­nent de paraître et qui nous font vrai­ment envie : voici donc de quoi accom­pa­g­n­er votre week-end avec l’électro-pop rêveuse de Ani­ma! ou Death and Vanil­la, l’am­bi­ent de Poly­na­tion et de Synkro, ou encore le rock pais­i­ble de Maps.

Maps — Colours. Reflect. Time. Loss. [Mute]

Après sept ans d’ab­sence, le pro­duc­teur et com­pos­i­teur bri­tan­nique Maps mar­que aujour­d’hui son grand retour avec son qua­trième album, Colours. Reflect. Time. Loss. Très orches­tral, tant dans les pro­gres­sions har­moniques que dans l’u­til­i­sa­tion var­iée d’in­stru­ments, cet album, enreg­istré dans le stu­dio de Maps per­du dans les plaines de Northamp­ton a quelque chose d’im­mer­sif et d’im­pres­sion­niste. Et pour cause, le pro­duc­teur affirme être dans une “recherche de l’é­mo­tion humaine la plus pure pos­si­ble”.

Death and Vanilla — Are You A Dreamer ? [Fire Records]

Des rêveurs. Des anti­quaires. Des obsédés de la musique. Voici com­ment l’on pour­rait présen­ter Mar­leen Nils­son, Mag­nus Bod­in and Anders Hans­son, mem­bres de Death and Vanil­la. Ces Sué­dois dont la dream pop nous rap­pelle les mélodies de Air revi­en­nent aujour­d’hui avec un nou­v­el album : Are You A Dream­er ?. Des sons directe­ment emprun­tés des années 60 et 70, entre mel­lotron et gui­tare élec­trique. C’est d’ailleurs en imag­i­nant une BO pour le film Le Locataire de Roman Polan­s­ki (1976) que le groupe a réal­isé ce long-format. Are You A Dream­er ? mar­que un tour­nant vers des chan­sons plus longues, mais aus­si plus hyp­no­tiques et han­tées. Les voix éthérées n’y sont pas pour rien. Mélan­col­ique et rêveur, comme un film de Sofia Cop­po­la. Ne reste plus qu’à s’al­longer et à fer­mer les yeux pour une écoute toute en déli­catesse.

Anima! — Grow Your Garden [Independent]

Avec Ani­ma!, plongée dans une élec­tro pop aux sons organiques faits pour danser. Grow Your Gar­den, nou­v­el album de Vicente Espi et Arielle Vakni est d’ailleurs accom­pa­g­né d’un petit man­i­feste : “L’al­bum est un rap­pel que nous sommes tous nés avec quelque chose d’u­nique et d’im­por­tant en nous. Nous avons tous avec nous des graines que nous devons trans­former en de nom­breuses plantes pour soign­er et nour­rir la terre.” Un album comme une déc­la­ra­tion d’amour à la nature. Pas très sur­prenant pour un duo partagé entre la Cal­i­fornie et l’Afrique du Sud. Une asso­ci­a­tion résol­u­ment indie, entre une voix envoû­tante et des gui­tares entraî­nantes, comme sur “One Hun­dred Pieces”. On en rede­mande.

Polynation — Igneous [Atomnation]

Pour pour­suiv­re sur des bases résol­u­ment rêveuses, entre la tech­no et l’am­bi­ent, le duo néér­landais de Poly­na­tion était tout trou­vé. Orig­i­naires d’Am­s­ter­dam, Sti­jn Hos­man et Hes­sel Stu­ut revi­en­nent aujour­d’hui avec Igneous. Fruit de deux années de tra­vail en stu­dio, ce long-format mélange la tech­no, la pop expéri­men­tale et l’am­bi­ent, que l’on avait déjà appréci­er sur leur pre­mier EPAllogamy, sor­ti en 2015. L’ob­jec­tif de cet album ? Vous plonger dans une expéri­ence multi-sensorielle, en toute sim­plic­ité. En dix titres, Igneous mar­que un beau com­pro­mis entre l’a­cous­tique et l’élec­tron­ique. Le duo étant passé par le piano et les per­cus­sions, il ne pou­vait pas nous décevoir.

Synkro — Images (Apollo/R&S)

Rares sont les oeu­vres d’am­bi­ent réussies, mais c’est bien le cas de ce nou­v­el opus de Synkro. C’est que le pro­duc­teur bri­tan­nique, act­if depuis 2007, com­mence à avoir l’ex­péri­ence des machines. En 2015, il sor­tait son pre­mier album ambi­ent, l’ex­cel­lent Changes, et aujour­d’hui, il pousse encore plus loin ses recherch­es dans cette voie avec Images. Après une intro plus que planante avec le mag­nifique “Piano/Voice”, on voit dès le deux­ième morceau éponyme des traces du passé UK bass du pro­duc­teur : les boîtes à rythmes sont puis­santes. L’ef­fet pro­duit ? Une techno/ambient pleine de mag­nifiques paysages sonores dans lesquels s’ou­bli­er, si ce n’est plus.

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