Ça sort aujourd’hui : vendredi 12 juillet

C’est ven­dre­di, c’est jour de sor­tie ! Vu qu’il est par­fois dif­fi­cile de s’y retrou­ver avec tous les dis­ques qui sor­tent chaque semaine, Tsu­gi a décidé de vous faciliter la tâche en vous faisant une petite sélec­tion de galettes – LPs et EPs con­fon­dus – qui vien­nent de paraître et qui nous font vrai­ment envie : voici donc de quoi accom­pa­g­n­er votre week-end avec la dub inter­na­tionale et planante de Khru­ang­bin, la bonne dose de nos­tal­gie nineties de Tele­vi­sion Per­son­al­i­ties, les vibes cal­i­forni­ennes du beat­mak­er néo-zélandais Kaman­di, la post-italo d’I­tal­ici­men­ti et la trance révo­lu­tion­née de Thomass Jack­son.

Khruangbin — Hasta El Cielo [Night Time Stories]

Khru­ang­bin ? Ah non, ce n’est pas l’heure de fron­cer les sour­cils ; bien au con­traire. Avec Has­ta El Cielo et ses lignes de bass­es sen­suelles, le trio tex­an au nom obscur compte bien déten­dre l’at­mo­sphère. Ce nou­veau disque est en réal­ité une ver­sion dub de leur deux­ième album, inti­t­ulé Con Todo El Mun­do. D’ailleurs, les experts remar­queront un nom bien célèbre dans le milieu, celui du pro­duc­teur jamaï­cain Sci­en­tist, qui s’est prêté au jeu de la col­lab­o­ra­tion sur deux titres bonus (“Rules” et “Cómo Te Quiero”). À pro­pos de cette ren­con­tre, le groupe déclare : “Les pre­miers albums dub que nous avons écoutés étaient des dis­ques mixés par Sci­en­tist avec la musique des Roots Radics. Lau­ra Lee a appris à jouer de la basse en écoutant Sci­en­tist Wins the World Cup. Son style de mix­age unique, qui met l’ac­cent sur l’e­space et la tex­ture, crée l’im­pres­sion d’un temps figé ; il a eu une influ­ence énorme sur nous en tant que groupe. Pou­voir tra­vailler aux côtés de Sci­en­tist, une légende dans l’his­toire du dub, est un hon­neur.” Psy­chédélique et planante, cette sor­tie n’est décidé­ment pas faite pour le dance­floor. On vous con­seille plutôt de vous diriger vers un con­fort­able hamac pour prof­iter de cet album.

Thomass Jackson — Cowbells & Temples EP [Feines Tier]

Petit écart trance dans les sor­ties du jour. Avec Cow­bells & Tem­ples EP, Thomass Jack­son repousse les fron­tières des gen­res. Avec ses quelques touch­es d’acid, le pre­mier morceau, “Cow­bells & Tem­ples”, fait pass­er un mes­sage très clair. Les influ­ences de Jack­son ont été mul­ti­ples depuis sa chute dans la musique élec­tron­ique, à la fin des années 90. Toute­fois, c’est bien la trance que le pro­duc­teur préfère, et ce depuis ses pre­mières raves. En résulte un EP totale­ment psy­chédélique, tail­lé pour danser. Con­stru­its en six titres, l’EP compte réelle­ment trois morceaux orig­in­aux, ain­si que trois remix­es. Man Pow­er, Ofo­fo et Daniel Nitsch se sont prêtés au jeu. Man Pow­er joue avec les per­cus­sions pour don­ner un rythme plus cadencés à “Cow­bells & Tem­ples”. Ofo­fo joue avec des sons issus d’un vais­seau spa­tial pour trans­porter l’en­tê­tant “Vol­cani­co” sur les étoiles. Daniel Nitsch, au con­traire, con­serve l’aspect très obscur du morceau, jusqu’à le ren­dre presque las­cif, ajouté à des voix féminines loin­taines. La transe révo­lu­tion­née.

Television Personalities — Some Kind Of Trip : Singles 1978 — 1994 [Fire Records]

Vous repren­drez bien une bonne dose de nos­tal­gie nineties ? C’est cadeau : une col­lec­tion remas­térisée de quelques uns des meilleurs sin­gles de Tele­vi­sion Per­son­al­i­ties, vient de voir le jour. Groupe emblé­ma­tique de la vague post-punk, il n’a mal­heureuse­ment jamais réus­si à rejoin­dre les devants de la scène bri­tan­nique, demeu­rant aujour­d’hui l’ob­jet d’un véri­ta­ble culte par ses mil­liers de fans. Un groupe de niche ? L’ap­pel­la­tion sem­ble en effet être la plus adéquate. Apparu à la même époque que New Order, le groupe de Dan Trea­cy et ses copains sem­blent être tou­jours resté dans l’om­bre. Mais bonne nou­velle pour les fans, avec ce nou­veau disque ! Some Kind Of Trip : Sin­gles 1978 — 1989 et 1990 — 1994 con­ti­en­nent en tout un peu plus d’une soix­an­taine de sin­gles en débu­tant avec l’i­conique “14th Floor”. Classés par ordre chronologique, dans les règles de l’art, ces deux petits bijoux font office d’un véri­ta­ble voy­age dans le temps. Gare aux sou­venirs.

ITALCIMENTIA Dream Called Cement [Hot Elephant Music]

Ital­ci­men­ti, c’est la fusion de deux ital­iens, Ludus Pin­sky et Alexan­der Robot­nick, qui font du son post-italo dis­co. Vous vouliez de l’I­tal­ie ? Vous êtes servis. Le duo se reforme à nou­veau, qua­tre ans après leur dernière col­lab­o­ra­tion. Les deux ritals sor­tent aujour­d’hui leur EP de qua­tre titres A Dream Called Cement sur le label Hot Ele­phant. Les deux pre­miers morceaux font beau­coup plus référence au genre ital­ien kitsch des années 70 car­ac­térisé par l’u­til­i­sa­tion des syn­thé­tiseurs et de la boîte à rythmes à out­rance. Bref, on est dans la nos­tal­gie. Les deux derniers morceaux sont plus tech­no car plus obscurs, rapi­des, agré­men­tés de gross­es lignes de bass­es et de sonorités psy­chédéliques.

Kamandi — Voices [Kamandi]

Quand on a vu le hash­tag dance & EDM accolé à l’al­bum sur Sound­cloud, on a eu peur. On s’at­tendait à du Mar­tin Gar­rix, puis finale­ment, on s’est pris une claque. Déjà parce que ça ne ressem­ble pas à de l’EDM ni à de la dance music, et parce qu’on a aimé ces vibes planantes. L’artiste néo-zélandais Kaman­di sort son pre­mier album Voic­es aujour­d’hui, et ça vaut le détour. On entend ses orig­ines de beat­mak­er dans les titres trip-hop chill comme “Friend” ou encore “I’m Right Here”. Kaman­di, a com­mencé à s’in­téress­er à la musique élec­tron­ique grâce aux raves. Il s’en est un peu éloigné mais il n’a pas oublié de com­pos­er des morceaux plus dansants comme “Any­way Fri­day”. Une petite touche de house ne fait de mal à per­son­ne.

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