TOY interprète un extrait de leur dernier album lors d’une session live explosive

Ils ne sont pas là pour rigol­er. Der­rière un nom enfan­tin, voire régres­sif, les cinq Anglais de TOY com­men­cent très fort. Un martèle­ment de cym­bale ride capa­ble de fouler en quelques dizaines de sec­on­des un poignet mal échauf­fé, un tapis ryth­mique en croches assuré par une basse mono­ma­ni­aque, un son de gui­tare tran­chant appli­quant des motifs syn­copés, des bruits mutants se mêlant à une voix noyée dans la reverb et le delay … Les garçons de Brighton n’y sont pas allés de main morte lors de leur ses­sion pour Tsu­gi et Jafar Films, inter­pré­tant “Ener­gy”, issu de leur dernier album sor­ti en début d’an­née.

Inti­t­ulé Hap­py In The Hol­low, ce qua­trième disque mar­que d’abord un change­ment de label, TOY quit­tant Heav­en­ly Record­ings pour rejoin­dre Tough Love Records. Le groupe, qui nav­igue depuis ses débuts entre rock psy­chédélique, krautrock et pop à syn­thés rétro, s’ap­pro­prie ici des sonorités tou­jours plus som­bres et mys­térieuses, à l’im­age de cette belle pochette où fig­ure une chute d’eau en noir et blanc. Mais loin d’eux l’idée de jouer les ténébreux : la track­list s’oc­troie d’a­gréables moments de lumière, comme avec les aériens “Mech­a­nism” et “Sequence One”, ouvrant l’al­bum sur une idée claire de ce qu’est TOY en 2019 : un mélange de finesse et de ner­vosité, de pul­sions et d’é­mo­tions habil­lé par des arrange­ments musi­caux chi­adés. Et cette beauté ne se ressent que mieux lorsqu’on les voit jouer.

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