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17 mai 2019

Ça sort aujourd’hui : vendredi 17 mai

par Lolita Mang

C’est vendredi, c’est jour de sortie ! Vu qu’il est parfois difficile de s’y retrouver avec tous les disques qui sortent chaque semaine, Tsugi a décidé de vous faciliter la tâche en vous faisant une petite sélection de galettes – LPs et EPs confondus – qui viennent de paraître et qui nous font vraiment envie : voici donc de quoi accompagner votre week‐end avec l’ambient inspirée du post-rock de Blackthread et Asa 808, l’électro qui transcende les genres de Poldoore, Obsimo ou Hervé, la techno berlinoise de Alessandro Adriani, ou encore la dark-acid de TFI.

Poldoore — Mosaic [Poldoore Music]

De l’électro qui aime marier les codes. Avec son nouvel album Mosaic, le producteur belge Poldoore nous propose des compositions à la frontière des genres, jonglant constamment entre dub, downtempo, hip-hop et funk. Il suffit d’écouter le morceau d’ouverture, « Just Like A Melody », pour comprendre la difficulté de classer cet album : au milieu du morceau, un saxophone et une voix soul volent la vedette à un lourd beat électro et des accords dub. D’autres titres lorgnent vers le hip-hop, comme les découpes de piano et les grooves légèrement boiteux de « No Need To Worry », ou le funk, avec la guitare de « Darts Is Not A Sport ».

Obsimo — Addiction [Shlo Music]

Des saveurs de Rone et Moderat. Sur son premier album, Addiction, le producteur Obsimo use d’une recette efficace, à base de synthétiseurs aériens déversant une pluie d’arpèges et d’accords mélodieux, de textures planantes, de voix pitchées découpées et de basses ronflantes. Il se permet même de petites touches osées assez appréciables, comme des percussions à sonorité très anglaise sur le morceau d’ouverture éponyme « Addiction ». Une jolie carte de visite.

Alessandro Adriani — Morphic Dreams [Stroboscopic Artefacts]

Quatre parties pour quatre éléments. C’est comme cela que se présente l’album du leader du label Mannequin Records, publié aujourd’hui sur les plateformes de streaming après une première sortie physique en avril. Alessandro Adriani nous livre une techno berlinoise complexe, partagée entre eau, terre, air et feu. Les sonorités et les grooves ressemblent à la pochette du projet : sombres, mystérieux et, surtout, extrêmement raffinés.

Blackthread — The Way You Haunt My Dreams [Nahal]

Si vous faîtes confiance à Mondkopf, alias Paul Régimbeau, vous irez écouter l’album de Blackthread, signé sur son label Nahal, co-fondé avec Frédéric D. Oberland. Après « I Try Not To », une introduction toute en douceur, début des choses sérieuses avec « Ghost » — une guitare lointaine, des choeurs éthérés à peine audibles. Entre notes de piano mélancoliques et basse pesante, tout l’équilibre de cet album repose sur son minimalisme. Au fur et à mesure de titres, les guitares et la batterie disparaissent, pour un son épuré, laissant une place de choix à un synthé qui devient roi, comme sur « Running ». Le mariage princier du post-punk et de l’ambient.

Asa 808 — Love Trumps Fear [TOYS]

De l’ambient conçue avec amour. C’est ce que le Berlinois Asa 808 est parvenu à accomplir avec Love Trumps Fear, un mini-album de huit morceaux. Dès « Breathe », le premier titre du LP, impossible d’ignorer le versant spirituel qui l’a inspiré. Et en effet : le producteur a passé un an à méditer dans les montagnes, coupé du monde extérieur avec pour ambition de devenir un moine bouddhiste. Heureusement pour nous, il a vite abandonné l’idée avant de revenir à Berlin. Et de fabriquer cet album.

Terror Feedback Industry — INTERCEPTOR EP  [Vernacular Records]

Quatrième sortie pour le label parisien Vernacular Records. Le credo de la boîte ? Des machines, que des machines. Avec le premier EP de Terror Feedback Industry, INTERCEPTOR, c’est pari réussi. Du premier titre, « Hyperion », aux inspirations directement tirées de l’électro-techno intemporelle de Detroit, jusqu’à un « Interceptor » très hardcore. Quatre titres puisant dans un registre dark-acid qui vous tiendront éveillés tout au long de la nuit. De quoi donner aux raves des allures de fin du monde.

Hervé — Mélancolie FC [Initial Artist Services]

L’enfant terrible de LCD Soundsystem et d’Alain Bashung. Hervé, c’est d’abord un jeune fontenaysien tombé dans la musique après avoir abandonné une carrière dans le football. Avec Mélancolie FC, un premier EP au titre évocateur, il associe techno dansante et mots secs. Car il ne s’agit pas vraiment de chanter, mais plutôt de cracher les paroles désespérées comme sur « En rappel », sorte d’ovni très pop qui donne envie de taper du pied. Le ton est donné dès l’introduction du court-format avec les premiers mots de « Mélancolie F.C » : « A nous les supporters qui ne supportent plus« . Alors pour combattre le cafard, autant danser.

Hervé sera en concert au Point Ephémère le 20 mai prochain. Retrouvez plus d’informations sur la page Facebook de l’évènement

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