©Marcelo Gomes

🔊 Ce dernier Joakim superpose avec élégance les sons de la nature à la production studio

Sec­ond Nature, le nou­v­el album du Français Joakim vient de sor­tir sur Tiger­sushi. Chronique.

Chronique issue du Tsu­gi 143 : Garnier/Limiñanas, disponible le 8 sep­tem­bre en kiosque et en ligne.

Art­work

Un album qui veut « redonner une voix à la nature », en mêlant ambi­ent et chant d’oiseaux, on en voit déjà qui souri­ent au fond de la salle. Le cynisme n’a pas faib­li dans « le monde d’après », et il est évidem­ment plus facile de pro­pos­er des dis­ques som­bres et anx­iogènes, gar­nis de sonorités indus­trielles, qu’une ode à Dame Nature, qui peut vite vous ranger dans la case délire new age de citadin qui vient de décou­vrir les plantes pen­dant son con­fine­ment dans le Vex­in, en exil dans la mai­son de cam­pagne de ses beaux-parents. Ce serait oubli­er que l’auteur de ce disque est Joakim, pro­duc­teur ver­sa­tile pour qui l’exigence est une ver­tu cardinale.

Sur le site web secondnature.love, dédié à son neu­vième album, le Français a ain­si détail­lé la bib­li­ogra­phie et les références qui ont ali­men­té sa réflex­ion au moment de con­cevoir ce disque ambitieux dont l’objectif est de « brouiller les fron­tières entre le naturel et l’artificiel », super­posant enreg­istrements de sonorités naturelles (ani­maux, mais aus­si par­a­sites atmo­sphériques causés par une tem­pête ou un glac­i­er) à des com­po­si­tions musi­cales conçues en stu­dio, plutôt con­tem­pla­tives, oscil­lant entre l’ambient, l’électro-pop et le jazz. La liai­son est limpi­de et offre, au-delà de l’intérêt de la démarche, un disque très agréable à écouter.

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