©Boschet David

🔊 Ce nouveau Folamour : deep house hĂ©liothĂ©rapique, soul molletonnĂ©e, funk ouatĂ©

Le troisième album du DJ français Folam­our sort aujour­d’hui : The Jour­ney, un bain de fraîcheur, de con­fort et surtout un beau voyage.

Chronique issue du Tsu­gi 141 : 18 ans d’Ed Banger, main­tenant disponible en kiosque et en ligne.

L’important, ce n’est pas la des­ti­na­tion, mais le voy­age, a‑t-on cou­tume de dire. Une maxime qui n’a sans doute plus la même sig­ni­fi­ca­tion main­tenant que les voyageurs traî­nent leurs valis­es à roulettes sur des vols low cost, casques à réduc­tion de bruit sur les oreilles. L’important, c’est que le voy­age se passe sans heurts. Cet album leur est-il des­tiné ? Pos­si­ble. Car le « voy­age » promis par le titre du disque est moins une invi­ta­tion à l’exotisme et à l’inattendu qu’au con­fort d’une paire de Ugg et d’un hood­ie, aux­quels aspirent tous ceux dont le tra­jet excède une durée de qua­tre heures.

Instru­men­taux hip-hop aux effluves ciné­matographiques, deep house hélio­thérapique, soul mol­leton­née, funk ouaté, Folam­our, qui a com­posé ce disque pen­dant près de deux ans, en tournée, entre les aéro­ports et les hôtels, est lui aus­si resté dans sa zone de con­fort. Après deux albums remar­qués, notam­ment par Colum­bia, il était peu prob­a­ble qu’il change de cap en sig­nant chez une major. Il a ajusté les fini­tions à son bud­get. Moins de sam­ples et d’ordinateur, plus d’instruments organiques et d’orchestrations. Ce n’est pas tou­jours un gage de réus­site, mais ça peut servir lorsque l’on cherche à pro­duire des sonorités chaleureuses et bien­veil­lantes, car­ac­téris­tiques dont ne manque pas ce disque.

Retrouvez plus de chroniques dans le Tsugi 141 : 18 ans d’Ed Banger, en kiosque et en ligne

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