©Léo Marsal

🔊 Cette compile dark disco des Lyonnais de Hard Fist est pile ce qu’il nous fallait

Ven­dre­di dernier est sor­ti le deux­ième vol­ume de La Danse, la com­pi­la­tion du label lyon­nais Hard Fist. Un poing là-où-je-pense, peut-être pas, mais une bonne claque qui donne envie de danser.

Depuis qua­tre ans, le label Hard Fist a fait son chemin dans le monde des musiques club, avec à son act­if neuf sor­ties vinyles et qua­tre sor­ties dig­i­tales d’artistes du monde entier. Les deux boss du label Tushen Raï et Cor­nelius Doc­tor ont ain­si créé une petite com­mu­nauté inter­na­tionale, rassem­blée autour d’une fas­ci­na­tion pour les musiques folk­loriques qui mar­quent les rassem­ble­ments spir­ituels et les rites tra­di­tion­nels de fête. Cela s’en ressent tout d’abord dans le son que défend le label : pensez mys­tique, trib­al voire dérangeant pour les célébra­tions les plus ésotériques. De même, l’i­den­tité visuelle du label réal­isée par le Français Léo Marsal reflète par­faite­ment ces références : des pochettes bar­i­olés de sym­bol­es de la nature, de représen­ta­tions ani­males ou ances­trales qui nous évo­quent la mytholo­gie grecque.

Hard Fist

Avec cette com­pi­la­tion, le label défend la cul­ture club, essen­tielle selon eux par le rôle social de la danse depuis les débuts de l’hu­man­ité. La Danse 2, dans la con­ti­nu­ité du pre­mier opus sor­ti au court du pre­mier con­fine­ment, se veut donc comme un trib­ut au dance­floor, pour le ramen­er à la vie après une année mori­bonde. Pour le ressus­citer, il fau­dra danser pour libér­er le corps et l’e­sprit, dans une transe incon­trôlable et dés­in­hibée. Seul cré­do du label : “Danse ou casse-toi !”

 

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On y retrou­ve donc 11 tracks aux kicks 4/4 mĂ©thodiques, comme le pesant et basseux  “Rad­i­cal Tom” du Litu­anien Roe Deers, arti­san d’une musique dark dis­co. Le boss Tushen RaĂŻ et Neskeh, dont c’est la pre­mière appari­tion discographique, sig­nent aus­si une col­lab dans le mĂŞme style, en fea­tur­ing avec la Lyon­naise Warum. On pour­ra aus­si not­er la prĂ©sence de Lion’s Drums alias Abstrax­ion (alias Harold BouĂ©) avec “Lev­i­ta­tion”, le rĂ©si­dent Tsu­gi Radio qui nous avait rĂ©galĂ© avec son album Ă©laborĂ© Ă  par­tir de field record­ings de la jun­gle colom­bi­enne. On ne pour­ra pas le nier, le label est hon­nĂŞte sur ses influ­ences : on est plongĂ© dans une expĂ©ri­ence trib­ale mys­tique d’une belle cohĂ©rence, dans un style nu-disco dĂ©li­cieuse­ment sombre.

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