© Alexander Obukhov

Cette série de photos de synthétiseurs perdus au milieu de nulle part en Sibérie

Le com­pos­i­teur et design­er Alexan­der Obukhov a dévoilé sur ses réseaux soci­aux une série de pho­tos générées par une intel­li­gence arti­fi­cielle (IA), met­tant en scène de vieux syn­thé­tiseurs aban­don­nés dans des marécages… Une ambiance post-apocalyptique mêlant écolo­gie et musique élec­tron­ique, par­faite pour une pochette d’album. 

Une nature qui reprend le dessus et des ves­tiges de syn­thé­tiseurs d’un temps passé, aban­don­nés en pleine cam­pagne sibéri­enne : voici ce qu’a mag­nifique­ment bien re-créé le com­pos­i­teur et design­er Alexan­der Obukhov. Entre Blade Run­ner (1982) et La Planète des Singes (1968), l’artiste nous dévoile une série de 24 clichés, totale­ment générés grâce à une Intel­li­gence Arti­fi­cielle, procédé artis­tique dont il à l’habi­tude et très présent sur ses pages Face­book et Insta­gram. Plus vraies que nature, les pho­tos des syn­thé­tiseurs aban­don­nées ont même réus­si à bern­er cer­taines per­son­nes… qui se sont empressées de crier à la cat­a­stro­phe écologique en Sibérie.

Afin de créer cette série de pho­tos irréelle, Alexan­der Obukhov s’est emparé du généra­teur d’In­tel­li­gence Arti­fi­cielle (AI) Mid­jour­ney. Ce lab­o­ra­toire de recherche indépen­dant, hyper récent, explore de nou­veaux moyens de penser, dans le but de “dévelop­per les pou­voirs imag­i­nat­ifs de l’e­spèce humaine”. Petite équipe aut­o­fi­nancée con­cen­trée sur le design, l’in­fra­struc­ture humaine et l’IA, Mid­jour­ney rem­por­tait le  con­cours de beaux-arts “Col­orado State Fair Fine Arts Com­pe­ti­tion” : grâce à l’oeu­vre Théâtre D’opéra Spa­tial générée par une intel­li­gence arti­fi­cielle créée par Jason Allen. Cette vic­toire avait fait polémique, car les artistes et le jury n’é­taient pas au courant de la nature exacte de l’oeu­vre, par con­séquent “non pro­duite de la main de l’artiste”. Une anec­dote qui soulève une fois de plus le débat autour de l’in­tel­li­gence arti­fi­cielle et de sa place, légitime ou pas, au sein de l’art.

 

L’in­té­gral­ité des pho­tos ici : 

 

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