Chronique : Austra — Olympia

L’histoire de la musique est pleine d’artistes qui ont tout dit en un disque par­faite­ment for­mé, et qui auraient pu (dû ?) s’arrêter là. Le temps dira si c’est le cas de Katie Stel­ma­n­is, dont le pre­mier album électro-goth-pop au sein du groupe cana­di­en Aus­tra avait fait forte impres­sion il y a deux ans. Sor­tie de nulle part puis car­i­caturée en Zola Jesus du pau­vre, elle a fait depuis quelques appari­tions (Death In Vegas, Hervé, Gina X), met­tant en valeur sa voix de chanteuse d’opéra dans de nou­veaux con­textes. On retrou­ve cette volon­té de chang­er d’air sur Olympia, avec des résul­tats pas tou­jours con­va­in­cants comme sur “We Become”, ten­ta­tive d’escapade suédo-baléarique. Cer­tains morceaux gag­nent à être plus dépouil­lés, mais l’intriguante vignette “I Don’t Care (I’m A Man)” est bien trop courte. Ne vous fiez pas à l’introduction min­i­male de “What We Done ?”, les recettes éprou­vées sur Feel It Break pro­duisent ici les mêmes effets dansants, la sur­prise et les chan­sons en moins. (Benoît Repoux)

Olympia (Domino/Pias)

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