Chronique : Chapelier Fou — Invisible

On peut faire des boucles sans tourn­er en rond. C’est ce que prou­ve Chape­lier Fou, alias Louis Waryn­s­ki, avec Invis­i­ble. Celui qu’on n’a (heureuse­ment) pas encore réus­si à class­er dans un genre, entre vio­lon vir­tu­ose et sam­pling, reste fidèle à son style touche-à-tout et con­tin­ue de sur­pren­dre. Après trois EP’s et le remar­qué pre­mier album 613, une excur­sion avec The Third Eye Foun­da­tion (dont le fon­da­teur, Matt Elliott, prête ici sa voix sur le très beau “Moth Flame”), le musi­cien mul­ti­p­iste revient avec de nou­veaux sons dans son disque dur.

Si cer­tains morceaux rap­pel­lent forte­ment ses albums précé­dents (“Cyc­lope et Oth­el­lo”), si son vio­lon, star de 613, a tou­jours la part belle (“Fritz Lang”, “Protest”), les atmo­sphères vari­ent davan­tage. Au menu, des syn­thés vin­tage pour “Tri­cot”, des rythmes plus ser­rés pour “P Mag­is­ter”, sans oubli­er les voix de Matt Elliott et de Gérald Kur­dian, chanteur de This Is The Hel­lo Mon­ster. Une diver­sité à rap­procher de l’énergie de ses con­certs, ce qui est un com­pli­ment pour qui con­naît ses presta­tions. (Pas­ca­line Vallée)

Invis­i­ble (Ici D’ailleurs)

(Vis­ité 145 fois)