Chronique : Parquet Courts — Light Up Gold

Mieux vaut se réveiller tard que jamais. Alors oui cet album a déjà con­nu une dif­fu­sion con­fi­den­tielle, il y a un an, mais son arrivée en plein mois d’août sur un plus large réseau nous donne l’occasion rêvée de dérouler le tapis rouge. Pour­tant, “Mas­ter Of My Craft” en ouver­ture de leur pre­mier album trompe le monde : encore un énième groupe punk revival se dit-on. Mais dès “Bor­rowed Time” ces qua­tre Tex­ans exilés à New York lâchent un tuant sens de la nuance pop qui fait mouche. S’aventurant rarement au-delà des trois min­utes, les com­pos de Par­quet Courts nous har­pon­nent direct.

L’énergie désen­chan­tée des mélodies colle bien à notre époque où les bonnes nou­velles sont rares. On intro­n­is­era comme som­met du disque “Stoned And Starv­ing” avec son texte à la douce ironie et la puis­sance de son long final instru­men­tal rap­pelant évidem­ment le Vel­vet Under­ground. D’autres influ­ences comme Angry Samoans ou The Mod­ern Lovers vien­dront aus­si frap­per l’esprit des “con­nois­seurs” au pas­sage de l’irradiant Light Up Gold. Reste que Par­quet Courts s’impose surtout comme un for­mi­da­ble groupe d’aujourd’hui. Mais, euh, pourquoi “Par­quet Courts” ?

Light Up Gold (Mom + Pop/What’s Your Rup­ture ?/Pias)