Chronique : Plug — Back On Time

Luke Vib­ert, vous con­nais­sez ? Vous avez bien un disque de Wag­on Christ, Ker­ri­er Dis­trict, The Ace Of Clubs, ou d’un éventuel autre de ses alias sin­guliers écrit en japon­ais quelque part dans vos car­tons, non ? Si vous fouillez bien, il se peut que vous tombiez sur Drum’n’Bass For Papa, un album sor­ti par Vib­ert dans ses jeunes années (1996) sous le nom de Plug. Non plus ? Dom­mage. Heureuse­ment Luke Vib­ert vient de retrou­ver un tas de morceaux inédits de ce pro­jet interlope.

Back On Time prend le par­ti d’assumer l’anachronisme à fond, ce qui rend l’écoute d’autant plus fun. D’autant qu’à l’époque Vib­ert sem­blait déjà se foutre royale­ment des normes sonores qui nive­laient la drum’n’bass à la fin des 90’s. La maîtrise des atmo­sphères, l’esprit soul et le sec­ond degré dans le choix des sam­ples : une recette proche d’un abstract hip-hop far­felu. Le titre “No Real­i­ty”, qui mélange des voix de car­toons accélérées, des breaks barges et des mélodies gon­do­lées, est un excel­lent ambas­sadeur de cet état d’esprit, qui réus­sit à lui seul à jus­ti­fi­er la per­ti­nence et la solid­ité d’un tel disque. Une vieil­lerie rafraîchissante. (Math­ias Riquier)

Back On Time (Nin­ja Tune/Pias)

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