Cinq raisons d’aller au Coconut Music Festival en septembre

Organ­is­er un fes­ti­val dans une abbaye ? Défi relevé haut la main pour le Coconut Music Fes­ti­val. Pour la sep­tième édi­tion du 12 au 15 sep­tem­bre, les organ­isa­teurs occu­pent tou­jours l’Ab­baye aux Dames de Saintes avec une pro­gram­ma­tion à faire chavir­er nos coeurs. Mais ce n’est pas le seul point fort de ce petit fes­ti­val proche de la côte Atlan­tique. Développe­ment en cinq points.

Une envolée musicale en montgolfière (ce n’est pas une blague)

Le Coconut Music Fes­ti­val pro­pose une soirée d’open­ing pour le moins éton­nante le jeu­di soir. En effet, les fes­ti­va­liers pour­ront assis­ter à un set per­ché sur une mont­golfière, le tout gra­tu­ite­ment. C’est Gen­tle Dom, le chanteur du duo MGMT, qui va s’y coller. Le pub­lic va pren­dre de l’alti­tude pour appréci­er les titres de house préférés d’An­drew Van Wyn­gar­den. Les pieds sur terre, mais la tête dans les nuages.

Des têtes d’affiches de rap planant à souhait

La pro­gram­ma­tion du Coconut Music Fes­ti­val ne lésine pas sur la scène rap. Ça se con­firme par la venue de 13 Block. Le quatuor de Sevran a su s’im­pos­er avec son album BLO sor­ti en avril et a con­tin­ué sur sa lancée en mul­ti­pli­ant les fes­ti­vals cet été, à com­mencer par We Love Green. Le fes­ti­val charentais a égale­ment pen­sé à la Bel­gique en invi­tant Hamza aka Sauce God, rappeur, chanteur et beat­mak­er. D’ailleurs, la réédi­tion de son album Par­adise com­porte un fea­tur­ing  avec 13 Block dans le titre trap “Clic clac”. Les fans auront peut-être la chance de voir la scène belgo-parisienne fusion­ner le temps d’une chan­son. Dans la veine rap aux pro­duc­tions brumeuses, le pro­gram­ma­teur a aus­si pen­sé au Girl Pow­er en invi­tant Lala&ce, la seule femme à faire par­tie du crew de rap français 667.

Des afters aussi fous que le festival

Si jamais la pro­gram­ma­tion du fes­ti­val ne vous intéresse pas, penchez-vous quand même sur celle des afters prévues au Silo. Le ven­dre­di 13 va vous porter bon­heur. Ce soir-là, plusieurs artistes vont défil­er de 2h à 6h. Le line-up, en parte­nar­i­at avec NTS Radio, pro­pose d’é­couter l’in­con­tourn­able acteur de la nuit under­ground parisi­enne Teki Latex, la maîtresse de l’afro­fu­tur­isme Crys­tallmess et l’en­tremet­teur de la bass music à la française Cul­ture Jah Tovo. Le same­di, les meufs pren­nent le con­trôle des platines, notam­ment Clara!, la queen du reg­gae­ton à Brux­elles, Sarah Fari­na, soit l’adepte de ce qu’elle nomme elle-même de la rain­bow bass, et enfin Ehua, la lon­doni­enne qui te fait bounc­er sur ses per­cus­sions inces­santes. À vous de choisir ce qui vous fera le plus danser.

Des pépites musicales à découvrir

Hamza et Salut c’est cool, on con­naît. Mais peut-on en dire autant d’Ar­lo Parks ? Non. En écoutant tous les artistes prévus ce week-end de sep­tem­bre, on est tombé sur cette pépite lon­doni­enne à la voix soul, posant sur ce beat des plus chill. Ça a refait notre journée.

Des soirées accessibles à tous les budgets

On le sait tous, beau­coup de fes­ti­vals sont devenus des gross­es machines com­mer­ciales et en font pay­er le prix fort aux fes­ti­va­liers. Ce n’est pas le cas du Coconut Music Fes­ti­val. L’événe­ment charentais mise sur une pro­gram­ma­tion pointue qui se démar­que par son orig­i­nal­ité et surtout sa par­ité (c’est rare pour le soulign­er), un cadre idyllique et des petits prix. Un pass pour une soirée s’élève à 24 euros. Pour une after, il fau­dra débours­er 15 euros sauf si vous pos­sédez déjà votre pass fes­ti­val, c’est à 10 euros. À côté de ça, le Coconut Music Fes­ti­val prévoit des événe­ments gra­tu­its notam­ment le jeu­di et le dimanche. Avis aux étu­di­ants fauchés, aux per­son­nes en galère à par­tir du 15 du mois (on est beau­coup dans ce cas), c’est pour vous.

Alors, prêt·e·s à danser de manière non catholique à l’Ab­baye aux Dames de Saintes ?

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