Cinq titres immanquables de Roni Size, légende de la Drum’n’Bass

Trente ans de car­rière. Une cen­taine de sor­ties. Un statut con­fir­mé. La car­rière de Roni Size, fig­ure emblé­ma­tique de la D’n’B, par­le d’elle-même. 20 ans après son prix Mer­cury rem­porté pour son album New Forms en col­lab­o­ra­tion avec son groupe Reprazent, le natif de Bris­tol con­tin­ue à être une force red­outable dans son indus­trie. Véri­ta­ble pio­nnier, l’histoire du genre ne pour­rait être abor­dée sans men­tion­ner le DJ anglais. Alors que les amen break com­mençaient à être com­binés avec des basslines puis­santes dans la scène rave bri­tan­nique par l’intermédiaire de Goldie ou A Guy Called Ger­ald, Roni Size a per­mis à ce style d’arriver sur le devant de la scène élec­tron­ique. Main­tenant une crédi­bil­ité artis­tique et under­ground, l’artiste bris­tolois a réal­isé la per­for­mance de voir con­séc­u­tive­ment deux de ses albums (New Forms et In The Møde) s’installer dans le top 10 des ventes au Royaume‐Uni à leurs sor­ties. Avec une discogra­phie bien rem­plie, le pro­duc­teur aura offert bon nom­bre de morceaux inou­bli­ables. Retour sur cinq d’entre eux avant sa venue à Paris, ce ven­dre­di 7 décem­bre.

Roni Size ft. DJ Die — “It’s A Jazz Thing” (1994)

Les débuts.

Accom­pa­g­né par DJ Die, son col­lab­o­ra­teur de tou­jours et autre mem­bre clé de Reprazent, Roni Size, alors âgé de 25 ans à peine, livre un morceau mar­qué par sa sim­plic­ité et sa mélod­ic­ité. Un sam­ple de jun­gle par­faite­ment édité, quelques lignes de bass super­posées, des vocales atmo­sphériques et quelques notes spo­radiques de contre‐basse : une recette implaca­ble pour un morceau entrainant. Sor­ti en 1994 sur V Record­ings, label mon­té par le musi­cien Drum’n’Bass et ses accom­plices, le titre fig­ure sur l’EP A Size Of Things To Come. Un titre appro­prié au vu de la car­rière qui suiv­it.

Roni Size, Reprazent — “A Brown Paper Bag” (1997)

La con­sécra­tion.

C’est encore aujourd’hui son oeu­vre la plus con­nue. En col­lab­o­ra­tion avec son groupe Reprazent, “A Brown Paper Bag” est le titre phare de l’album mythique New Forms. S’appuyant sur une bass pro­fonde et des drums emprun­tées à James Brown, le morceau est dom­iné par un sam­ple hip‐hop se super­posant impec­ca­ble­ment avec le tem­po accéléré. Le point cul­mi­nant de son mag­num opus.

Roni Size, Reprazent — “Heroes” (1997)

Le suc­cès.

Egale­ment inclus dans New Forms, “Heroes” per­met de com­pren­dre le suc­cès com­mer­cial de Roni Size et Reprazent. Cen­tré sur la voix de Onallee, la chanteuse du groupe, le titre offre un sen­ti­ment de détente, une chan­son sim­ple d’écoute mais excellem­ment pro­duite.

 Roni Size et Cypress Hill — “Child Of The Wild West” (2002)

La poly­va­lence.

Peu d’artistes élec­tron­iques ont pu col­la­bor­er avec des artistes aus­si main­stream que Cypress Hill. Au début des années 2000, alors que le hip‐hop est au som­met de sa dom­i­na­tion com­mer­ciale, le groupe his­torique de la West Coast décide de col­la­bor­er avec le pio­nnier de la D’n’B avec ce morceau, “Child Of The Wild West”. Evidem­ment influ­encé par la jun­gle et la Drum’N’Bass, “Child Of The Wild West” n’en est pas moins une mar­que de la capac­ité de Roni Size à s’adapter à d’autres styles, avec une instru­men­tale puis­sante et agres­sive pour con­venir aux besoin des rappeurs améri­cains.

Roni Size ft. Dynamite MC — “Take Kontrol” (2014)

L’endurance.

20 ans après ses débuts, Roni Size pub­li­ait en 2014 l’album Take Kon­trol et prou­vait sa dura­bil­ité dans la scène D’n’B. Energique et dansant, le titre éponyme de l’album témoigne de l’adaptation de l’artiste au son de l’époque, mais aus­si du fait qu’il n’a rien per­du de son tal­ent.

Tout ces morceaux et bien plus encore, ce ven­dre­di au Tra­ben­do. A ne pas man­quer !

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