Le co‐propriétaire de Coachella de nouveau épinglé pour avoir financé des organisations homophobes

Pen­dant que l’édition 2018 se pré­pare à accueil­lir Bey­on­cé, Maceo Plex ou encore Petit Bis­cuit à Coachel­la, son copro­prié­taire Philip Anschutz est à nou­veau accusé d’avoir apporté un sou­tien financier à des organ­i­sa­tions homo­phobes. En effet, ce n’est pas la pre­mière fois que le directeur de la société AEG (Anschutz Enter­tain­ment Group) se retrou­ve au cœur de ce type d’accusations, l’association LGBTQ Free­drom for All Amer­i­cans ayant dévoilé en 2016 que l’Américain avait fait une dona­tion de près de 200 000 $ à des grou­pus­cules d’extrême droite entre 2010 et 2013 . La réac­tion du prin­ci­pal intéressé ne s’était pas fait atten­dre puisqu’il a rapi­de­ment déclaré avoir inter­rompu les dons à ces groupes lorsqu’il a décou­vert qu’ils étaient en réal­ité homo­phobes.

Aujourd’hui, Pitch­fork dévoile que le mil­liar­daire a de nou­veau financé cer­tains groupes homo­phobes. Le média web s’est procuré l’avis fis­cal 2016 de l’Anschutz Fon­da­tion où l’on apprend que Philip Anschutz a effec­tive­ment cessé de financer les groupes qui avaient été pointés du doigt mais cela ne l’a pas empêché d’apporter son sou­tien à d’autres organ­i­sa­tions très con­ser­va­tri­ces entre décem­bre 2015 et novem­bre 2016.

Des organisations habituées aux déclarations homophobes

Dans la liste des asso­ci­a­tions sub­ven­tion­nées on retrou­ve notam­ment le Cen­ter for Urban Renew­al and Edu­ca­tion, The Nav­i­ga­tors, Dare 2 Share Min­istries, Young Life et Movieguide Awards. Ces organ­i­sa­tions ne sont pas, à pro­pre­ment dit, anti‐gay mais sont pour la majorité très religieuses et expri­ment de nom­breux sen­ti­ments négat­ifs envers la com­mu­nauté LGBT. Par exem­ple, le fon­da­teur du Cen­ter for Urban Renew­al and Edu­ca­tion a déclaré que le dra­peau arc‐en‐ciel du mou­ve­ment LGBT et celui des con­fédérés “représen­taient la même chose”. Afin d’obtenir des répons­es, Pitch­fork a con­tac­té Anschutz qui a répon­du par l’intermédiaire de son avo­cat que “la Fon­da­tion a cessé de financer cer­tains organ­ismes après qu’on nous a sig­nalé qu’une par­tie de leurs activ­ités étaient incom­pat­i­bles avec nos valeurs”. Deux fois la même défense à un an d’intervalle.

La société AEG, dont Philip Anschutz est pro­prié­taire, ne pos­sède pas seule­ment la moitié du fes­ti­val cal­i­fornien mais égale­ment de 50%  du fes­ti­val Rock en Seine et 32% de la salle de con­cert parisi­enne AccorHo­tels Are­na.

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