Concert dans l’Acousmonium et rencontre avec Laurent Garnier au Palais Brogniart pour INASOUND

Il ne s’agit pas d’un fes­ti­val de plus; INASOUND est une porte ouverte vers un nou­veau vis­age de l’INA.” Ce sont les mots de Jean‐Michel Jarre, par­rain de la pre­mière édi­tion du fes­ti­val créé et pro­duit par l’Institut nation­al de l’audiovisuel (INA). Une trentaine d’artistes inve­stiront l’immense Palais Brong­niart les 8 et 9 décem­bre pour des lives, DJ‐sets, per­for­mances audio­vi­suelles et arts numériques. Deux jours inten­sé­ment élec­tron­iques où se ren­con­treront les activistes de la scène française entre artistes de tous bor­ds, pio­nniers et jeunes pouss­es.

INASOUND, c’est d’abord deux soirées de con­certs à la pro­gram­ma­tion aguicheuse : habitué à la cour de l’Elysée et aux pages du NY Times, le house­man Kid­dy Smile s’installera sous la nef du Palais Brong­niart pour un DJ‐set aux couleurs vogu­ing. On retrou­vera un live de The Super­men Lovers dix‐sept ans après le suc­cès plané­taire de “Starlight”, un docu‐concert de JB Dunck­el -moitié de Air-, Sara Zinger entre synth‐pop et tech­no, Erol Alkan et sa dance punk mais aus­si des lives audio­vi­suels par Panteros666 (Club Cheval) et Ines Alpha ou encore Matt Black, fon­da­teur de Nin­ja Tune et moitié de Cold­cut. Sans oubli­er un BPM Con­test, sorte de joute élec­tron­ique pour les tal­ents de demain. Il fau­dra faire un cro­chet par le Club, pour écouter la plus berli­noise des pro­duc­tri­ces français­es La Fraîcheur, la techno‐breakbeat de Simo Cell, le set fiévreux de Pou­voir Mag­ique mais aus­si Feadz, CätCät et Antoine Buf­fard aka Cal­ci­um.

Véri­ta­ble événe­ment de cette pre­mière édi­tion, l’Acousmonium est un grand jardin d’amplis créé en 1974 par François Bayle pour l’INA GRM, là où Jean‐Michel Jarre (encore lui?) a fait ses armes. Un orchestre d’enceintes qui per­met de jouer sur la spa­tial­i­sa­tion et de pro­pos­er une expéri­ence sonore par­faite­ment immer­sive. Dans cette instal­la­tion déployée dans le salon d’honneur du Palais, on retrou­vera notam­ment les lives de Molécule, NSDOS, Myako et Black Zone Myth Chant.

L’un des pre­miers acous­mo­ni­ums dans les années 1970

Les con­certs, c’est bien, mais ça ne fait pas tout. INASOUND veut plonger tête pre­mière dans ce pat­ri­moine élec­tron­ique. Le fes­ti­val organ­ise donc une impres­sion­nante par­tie dédiée aux arts numériques avec des créa­tions inno­vantes dont Per­ora­tion 6 et Con­tin­u­um avec Olivi­er Rat­si, des pro­jec­tions pour un “retour aux sources de l’électro”, une expo­si­tion pho­to con­nec­tée, un ate­lier Kids, des mas­ter­class­es et ren­con­tres avec Lau­rent Gar­nier et Jean‐Michel Jarre. Vous pour­rez surtout vous pro­cur­er un vinyle INASOUND en édi­tion lim­itée et en col­lab­o­ra­tion avec Dig­gers Fac­to­ry : neuf titres de la sélec­tion INAGRM, pour une galette déjà disponible en prévente iciRendez‐vous le 8 décem­bre, pour faire bat­tre le coeur élec­tron­ique de Paris dans l’ex-Palais de la bourse et fêter digne­ment l’avènement d’INASOUND. Plus d’infos sur le site du fes­ti­val et sur sa page Face­book

 

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