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Concerts, soirées debout en intérieur : le retour à la normale n’est pas pour demain

Le report en 2021 du fes­ti­val Dream Nation mon­tre que dans les départe­ments classés en rouge, les évène­ments à l’intérieur avec des spec­ta­teurs debout restent tou­jours inter­dits, quelque soit la jauge.

La nou­velle vient de tomber. Le fes­ti­val Dream Nation qui devait se tenir du 18 au 20 sep­tem­bre ne pour­ra pas se tenir en l’état. Même si les organ­isa­teurs avaient prévu dif­férents cas de fig­ure avec des capac­ités mod­u­la­bles, l’événement n’a finale­ment pas été autorisé en ver­tu du décret du 28 août dernier venu mod­i­fi­er celui du 10 juil­let. Certes, c’est un peu tech­nique mais sa lec­ture rend les choses plus claires pour ce qui est de la tenue des concerts/festivals/soirées debout dans des lieux fermés.

Expli­ca­tion : selon l’article 45 de fameux décret, les gérants des étab­lisse­ments de type L (salles d’au­di­tions, de con­férences, de pro­jec­tion, de réu­nions, de spec­ta­cles ou à usage mul­ti­ple) et CTS (CTS : chapiteaux, tentes et struc­tures) organ­isent l’accueil du pub­lic dans les con­di­tions suiv­antes : les per­son­nes ont une place assise. De plus, dans les zones de cir­cu­la­tion active du virus, une dis­tance min­i­male d’un siège entre les per­son­nes doit être respectée.

 

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Pas de Dream Nation donc, cepen­dant la courageuse équipe du fes­ti­val a mis sur pied un événe­ment alter­natif bap­tisé Dream Nation XXS en extérieur pour 2 500 danseurs max­i­mum compte tenu de la taille réduite de l’espace à sa dis­po­si­tion. Bien enten­du : masque et gel oblig­a­toires. Toute per­son­ne ne respec­tant pas cela sera gen­ti­ment con­duite vers la sor­tie. Rude, certes, mais il en va de la respon­s­abil­ité de cha­cun si l’on veut que (sur)vive la fête dans le respect de soi-même et bien enten­du des autres. Même si les gestes bar­rières en sont le prix à pay­er. Le monde d’aujourd’hui n’est plus celui d’hier, il faut que cha­cun le réalise.

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