Crédit : Chalisée Namaani

Coup de pouce : Richard Fenet

Par­fois on tombe dans nos mails sur un morceau, un clip ou un artiste qui nous colle à notre chaise. Alors on en par­le, tout sim­ple­ment, comme ici avec Richard Fenet. Ce sont les “coups de pouce” de la rédac’.

Vous l’avez peut-être déjà aperçu sur scène aux côtés de Buvette. Ou bien, vous êtes nos­tal­gique de Calyp­sodelia. La vedette du Coup de pouce du jour est la nou­velle sig­na­ture de Pan Euro­pean Record­ing, le label parisien fondé en 2007, à qui l’on doit le suc­cès de Flavien Berg­er. Il s’ap­pelle Richard Fenet, et armé de son saz (un luth à manche long, ren­con­tré en Iran), il est un red­outable séduc­teur. Ce qui fait son ADN, ce sont bien les chan­sons faites pour flirter, fidèles à la chan­son française héritée de Gains­bourg ou de Bashung. En témoigne “Peau de pêche”, dont le clip est sor­ti le 25 avril dernier : “Ce soir ouais c’est toi la star / La star du bar /T’as le même regard que Pablo Esco­bar.” Avec ses paroles au sec­ond degré, ce sin­gle invite à un jeu de séduc­tion ryth­mé aux per­cus­sions ori­en­tales : “L’inspiration m’est venue d’une chan­son de David Dor, un artiste israélien trou­vé sur Radiooooo.com. Quand j’ai écouté cette chan­son pour la pre­mière fois j’ai ressen­ti une telle joie ! J’aurais voulu être avec une cen­taine de per­son­nes et danser avec elles.”

Ce serait avoir une pau­vre opin­ion de Pan Euro­pean Record­ing que de penser que la musique de Richard Fenet se lim­ite à pour­suiv­re des décen­nies de chan­son française sans y apporter une touche per­son­nelle et dépaysante. Globe-trotteur dans l’âme, le musi­cien a déjà beau­coup voy­agé : Russie, Mon­golie, Turquie, Iran… Autant de pays que l’on retrou­ve dans son pre­mier EP Degré Un, et ce dès “Soleil Humide”, un pre­mier morceau instru­men­tal. “Labyrinthe”, lui aus­si dépourvu de paroles, appelle au déhanché. La voix pro­fonde du chanteur se marie à des sons résol­u­ment ori­en­taux, entre kraut, var­iété, musique arabe, turque, kurde et per­sane. Un joli croise­ment d’épo­ques et d’in­flu­ences. On ne s’ar­rête plus de danser, envoutés par le “son du san­touri”.

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