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Soirée des 10 ans du Motel Campo / ©DR
20 décembre 2021

🔊 Dans ce podcast, 10 anonymes racontent comment les clubs ont changĂ© leur vie

par Antoine Dabrowski

À Manchester, MontrĂ©al, GenĂšve ou Mexico City, dix anonymes racontent leur dĂ©couverte du dancefloor et la façon dont le clubbing a changĂ© leur vie dans un nouveau podcast, Dancefloor Memories, qui nous rappelle pourquoi on aime autant la nuit.

La cinquiĂšme vague de COVID dĂ©ferle sur l’Europe : confinement au Pays-Bas, interdiction de danser en Allemagne, couvre-feu en Belgique, clubs fermĂ©s en France… Cette fin d’annĂ©e ressemble Ă  un mauvais remake de l’hiver dernier. C’est dans ce contexte pour le moins morose que Carole Harari et David Brun-Lambert ont publiĂ© Dancefloor Memories. L’originalitĂ© de cette sĂ©rie de podcast est qu’elle met l’accent non pas sur les clubs ou les DJs, mais sur les clubbeuses et les clubbeurs. ImaginĂ© pendant le premier confinement, les 10 Ă©pisodes de Dancefloor Memories donnent la parole Ă  Philippe, Marushka, FrĂ©dĂ©ric ou Anne-Marie. Cette derniĂšre raconte comment l’expĂ©rience du club lui a permis de se soigner d’une anxiĂ©tĂ© chronique : « J’ai pu me libĂ©rer de mon propre jugement, de mes craintes. Le dancefloor m’a donnĂ© le courage de les affronter. »

 

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Dancefloor memories

Artwork

Homme de radio, journaliste, Ă©crivain (Électrochoc, Nina Simone, un vie…), David Brun-Lambert raconte au micro de Place des FĂȘtes sur Tsugi Radio qu’avant la musique, « le vĂ©hicule premier du dancefloor c’est l’expĂ©rience collective. Le dancefloor est un commun. Nous y avons tous vĂ©cu des moments dĂ©cisifs qui nous ont fait toucher du doigt des choses trĂšs concrĂštes. » La sĂ©rie est aussi l’occasion de revenir sur l’histoire de quelques clubs ou villes mythiques comme le Carribean Club Ă  Manchester. Si vous perdre dans une masse de corps qui bouge comme un seul corps vous manque, vous serez ravi, parfois Ă©mu, de retrouver ces sensations incomparables du club.

Soutenu par la Ville de GenĂšve et la radio publique suisse Couleur 3, Chahut MĂ©dia a collaborĂ© avec le club underground Motel Campo, installĂ© en pleine zone industrielle de GenĂšve depuis 10 ans, qui a commandĂ© Ă  dix musicien.ne.s des morceaux originaux pour accompagner chaque Ă©pisode. Nicolas Oggier du club dĂ©clare au journal suisse Le Temps : « On a invitĂ© des artistes dont on apprĂ©ciait le travail Ă  crĂ©er une sorte de mĂ©moire du monde de la nuit. Je crois qu’ils Ă©taient tous ravis […] de rendre hommage Ă  ces espaces de libertĂ©. » Les morceaux de BSS, Eva Geist, Epsilove ou Bella Winnewisser, pour ne citer qu’eux, sont regroupĂ©s sur une compilation (Proxima Records) et un mix signĂ© de la DJ Audrey Danza que Tsugi Radio diffusera mercredi 29 dĂ©cembre Ă  17h.

Avec cette nouvelle fermeture, le dancefloor est plus que jamais une utopie et convoquer ces souvenirs initiatiques Ă  travers ce podcast est sans aucun doute un bon moyen de prendre son mal en patience en attendant le retour de la nuit. Dans l’attente aussi d’une nouvelle saison de Dancefloor Memories qui irait, pourquoi pas, explorer de nouveaux territoires et poursuivre cette collecte de la mĂ©moire du clubbing. Il faudra bien plus qu’une pandĂ©mie pour que nous arrĂȘtions de danser !

Tsugi Radio diffusera les 10 épisodes de la série chaque jeudi à 18h30 à partir du 13 janvier 2022.

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